LE SURSAUT!

"L'APPEL AU MONDE KAMIT POUR UN CHANGEMENT DE PARADIGME INTELLECTUEL: REVENONS AU PARADIGME INTELLECTUEL DE NOS ANCETRES, LE SEUL, L'AUTHENTIQUE, NOTRE VERITABLE MAISON, L'UNIQUE SOURCE DE NOTRE SALUT, LA CLE DE NOTRE UNITE ET DE NOTRE EPANOUISSEMENT, LE TRAIT QUI NOUS RECONNECTE AUX TROIS DIMENSIONS DU TEMPS: LE PARADIGME INTELLECTUEL KAMIT(PIK)"

vendredi 8 avril 2016

Paroles libres des Bassa Kama


 
 
 
Par Tchibouela Makosso
 
K2 : La scission du Congo manifestée par la requête de création de l’Etat du Sud Congo du 14 avril 2014 adressée à l’ONU semble pâtir d’une certaine lenteur. A quoi cela tient-il ?

K1 : Les promoteurs de la scission ont fait le choix d’user d’une voie sans violence, qui s’appuie sur le droit international, pour faire aboutir cette démarche destinée à offrir un havre de paix et de protection aux populations du Sud Congo.

K2 : Mais, puisque rien ne semble bouger, est-ce à dire que le recours à la non-violence est une option qui ne paye pas ?

K1 : Il y a là d’une part, la responsabilité qui incombe à la communauté internationale tenue de respecter le droit qu’elle s’est donné. Et, aussi d’une autre part, la responsabilité du peuple concerné.

La Communauté internationale doit faire respecter le droit international dès lors que les initiatives qui sont engagées en respectent les critères. Au cas contraire, c’est la porte ouverte à toutes les éventualités, tous les extrêmes si les cris légitimes d’un peuple restent sans suite. Il ne faut plus dans ce cas crier au loup !

Le fait que le processus de scission n’avance pas tel qu’il y eut fallu au regard des évènements gravissimes au Congo et qui chaque jour ne font que conforter sa nécessité, dénote d’une volonté manifeste de la part de la communauté internationale d’en retarder la survenue. Cette indifférence de la Communauté internationale aux violations flagrantes des droits de l’Homme auxquelles se livre SASSOU NGUESSO Denis contre les Sud Congolais doit emmener encore davantage les Sud Congolais à se prendre en mains. A ce propos, il est rappelé, le silence coupable de la France sur les évènements en cours au Congo. La France qui accorda son fameux Sésame à SASSOU NGUESSO Denis.

Par ailleurs, la non-violence comme voie de réalisation des aspirations d’un peuple est assise sur le nombre, l’implication du dit peuple à faire changer son destin. La démocratie par exemple est une forme de voie non-violente de gestion sociétale basée sur le nombre.

En recourant à la non-violence, les Signataires de la requête de création de l’Etat du Sud Congo ont voulu éviter par ce biais, de voir continuer à couler le sang des Congolais, notamment ceux du Sud Congo. Car, les Signataires auraient pu eux aussi faire recours à l’option armée comme le fit SASSOU NGUESSO Denis en 1997. 

La non-violence suppose que le peuple concerné ait compris et accepté le choix qui lui est proposé. Cela implique en aval, de la part des promoteurs de la scission, un gigantesque travail de vulgarisation de leur projet. Mais, même promu, un projet peut recueillir l’indifférence du public auquel il s’adresse. Dans ce cas, ce n’est plus une insuffisance d’investissement de la part de ses  promoteurs, mais un choix de rejet opéré par le public.

Ainsi, par le nombre, l’adhésion populaire massive, Gandhi et le peuple Indien firent plier les Britanniques. Et, Martin Luther King et les autres Militants des Droits civiques contribuèrent à faire avancer leur lutte au profit des minorités notamment noire aux Etats-Unis.

K2 : Est-ce à dire, qu’il y aurait eu un déficit d’information sur le sujet de la scission du Congo ?

K1 : Non, je ne le pense pas. Cependant, le défi à relever pour les promoteurs est de disposer d’outils ou d’approches susceptibles de leur permettre d’évaluer l’adhésion du public au projet. Les sondages, l’engouement du public aux thématiques de la scission via les publications et forums de discussions, le référendum, …sont autant de canaux pouvant être utilisés à cette fin. D’ailleurs, un Pré-référendum délocalisé fut organisé qui a mis en évidence l’élan du Sud au processus de scission. Mais, il a aussi permis de constater l’état de terreur, de peur dans lequel se trouve être plongée la population du Sud Congo. Au point que pour une certaine frange de celle-ci, les garanties d’une expression libre ne se trouvent que dans un référendum local.

K2 : Revenons sur les responsabilités. Pendant des décennies, les responsabilités étrangères notamment Occidentales dans les tragédies liées à l’exercice du Pouvoir en Afrique furent difficiles à être définies. Le génocide Tutsi en 1994 au Rwanda ouvrit une nouvelle ère où la responsabilité par exemple de la France de François MITTERAND fut établie par les autorités actuelles Rwandaises. Y’a-t-il lieu de penser que la France de François HOLLANDE ne saurait échapper au même verdict en ce qui concerne le Congo?

K1 : Il ne fait aucun doute que le tournant de l’ambition de SASSOU NGUESSO Denis de s’accrocher au pouvoir vient du feu vert que lui accorda le Président Français au vu et au su de l’opinion internationale. La preuve est là, patente et incontournable. La responsabilité de la France devient alors elle-même aussi une évidence dans le triste sort que traverse le peuple Congolais.

K2 : Le Congo serait-il devenu le théâtre d’une action de trop de l’implication négative française en Afrique ?

K1 : Seul l’avenir nous le dira. Il ne fait aucun doute que quelque chose aux immenses conséquences se joue au Congo. La Clé est entre les mains des Congolais du Sud.

mercredi 24 février 2016

Paroles libres des Bassa Kama



Par Tchibouela Makosso


K2 : Le Monde semble être dans une forme de normalité quasi léthargique, inhibant le sens du discernement. Inquiétante situation n’est-ce pas ?

K1 : Nous fîmes déjà mention dans nos échanges d’une forme de renoncement d’un grand nombre à travers le Monde, d’user de leurs droits naturels et de leur capacité du libre arbitre tant pour tendre vers les réalités ultimes que, pour se débarrasser des pesanteurs qui compromettent la Vie, la fraternité et la solidarité.

Hélas, cette normalité « anormale » est là depuis des lustres. Elle a su prendre le contrôle de l’aspiration légitime de l’Homme à la stabilité. L’Homme a besoin de constantes pour y bâtir son existence. Cette constance est gravée en nous et autour de nous dans notre environnement. Cet élan de l’Homme de rechercher la stabilité est aussi en soi générateur d’une dynamique de Vie, dont la finalité est de nous asseoir sur les réalités ultimes.

K2 : Malheureusement, tel n’est point le cas…

K1 : Oui. Car, pour bon nombre, l’effort d’aller au-delà de ce qui leur est proposé comme une offre de stabilité et de normalité, ne leur parait plus nécessaire dès lors qui leur semble d’être arrivé à bon port de leur quête. Toute la subtilité de ces offres (spirituelle, politique, économique, culturelle, sociale) et des stratégies engagées pour les pérenniser est d’apparaitre comme étant l’alpha et l’oméga afin d’étouffer toute velléité d’aller au-delà du voile.

Ainsi, on va parler des conséquences de l’immigration pour justifier la définition de nouvelles politiques sur l’immigration sans se référer aux véritables causes de celles-ci, à ceux qui en sont à l’origine de cette même immigration. Or, dans ce domaine, ce sont les politiques des uns, leur approche des relations avec les autres, leur vision de l’existence, leur volonté de domination qui sont le malheur des autres et jettent sur la route de l’exil et de l’existence précaire, femmes, hommes et enfants.  

De même, on va parler de lutte contre le terrorisme en oubliant d’assumer les responsabilités dans l’émergence des courants qui sèment cette même terreur. Sur ce tableau, il est maintenant sous-entendu la notion de guerre perpétuelle contre l’intégrisme islamiste. Cette guerre perpétuelle va engager le Monde dans une longue période d’insécurité extrême, qui autorisera la mise en place de dispositifs législatifs et juridiques, destinés à contrôler la liberté individuelle et donc collective. On peut multiplier ainsi les exemples.

K2 : Dans la description que tu viens d’effectuer, y’a-t’il encore une différence entre les Etats dits démocratiques et ceux sous le joug de dictature ?

K1 : Dans les deux cas, le libre-arbitre du peuple reste le Graal à conquérir en vue du contrôle de sa liberté. De ce point de vue, il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux statuts d’Etats. A l’allure où vont les évènements à travers le Monde et les finalités qui se profilent à l’horizon, tout se passe comme si, même les Etats sous statut démocratique tendent inexorablement vers le statut dictatorial. Mais à pas feutrés. Car, dans une démocratie qui veut mettre sous coupe réglée le libre-arbitre du peuple, l’approche y est plus subtile : profiter de l’occurrence d’un évènement pour cueillir tel un fruit à maturité, le libre-arbitre du peuple. Comme on peut l’imaginer, sous une démocratie les évènements tant espérés pour emmener des changements au sein du peuple peuvent malheureusement être réalisés sous faux pavillons.

Le recours aux faux pavillons est aussi légion dans les dictatures tant pour se débarrasser d’opposants que pour soumettre un peuple à des contraintes.

Les Nazis par exemple, pour justifier le déclenchement de la guerre contre la Pologne, n’hésitèrent point à fomenter un coup où ils prirent eux-mêmes le contrôle d’une station de Radio allemande en se faisant passer pour des Polonais narguant le pouvoir allemand.

K2 : En somme, si on contrôle le libre-arbitre alors on contrôle aussi la liberté d’un Individu et partant celle de la société, n’est-ce pas ?

K1 : En grande partie, oui. Mais, heureusement, il subsiste toujours en l’Homme une part de son être le plus profond prédisposée à un ailleurs, à d’autres éventualités, d’autres choix et qui se nourrit d’espérance !

K2 : Peut-on considérer qu’en fin de compte, engager une logique de contrôle du libre-arbitre et donc de la liberté sera toujours vaine à plus ou moins long terme ?

K1 : Absolument, à défaut de transformer les Humains en automates. Car, à plus ou moins long terme, des évènements surviendront et prendront à défaut la dite logique.

K2 : Quels exemples peut-on en donner ?

K1 : Les exemples sont légions. En matière de spiritualité par exemple, les trois religions de masse exercent un contrôle considérable du libre-arbitre d’une bonne partie de la population mondiale. Ces religions ont fait installer dans la conscience de leurs fidèles la conviction selon laquelle, l’Orient est la terre originelle de la spiritualité et de l’Homme. Et, pourtant, il a suffi de recourir à l’Histoire de l’Afrique depuis la très haute antiquité dont la civilisation Egypto-nubienne, pour découvrir la supercherie et le complot contre le Monde Mu Kama et Tikama dont les livres supports de ces religions sont porteurs. Cela sous-entend d’avoir fait le choix d’une quête de l’absolu spirituel, des origines de l’Homme et de la civilisation.

Un autre exemple à trait à la gestion des Etats Mu Kama à Tikama. Là aussi, l’échec patent de ceux qui les dirigent, montre que d’autres choix sont possibles pour sortir de la culture du fatalisme dans laquelle ont été inscrits le Monde Mu Kama et Tikama. Des choix de rupture, du refus des logiques de Mort. L’initiative de création de l’Etat du Sud Congo (ESC) en est une illustration.

Aussi, faudrait-il à nouveau le rappeler, qu’au nom du triomphe de la Vie, d’autres choix sont TOUJOURS possibles. Les Hommes ne doivent s’en priver d’y recourir.  Car, LES HOMMES NE SONT PAS SUR TERRE POUR Y SUBIR DES LOGIQUES DE MORT VOULUES PAR CERTAINS AU NOM DE LEURS PROPRES INTERÊTS EGOÏSTES. IL FAUT SE REVEILLER ET FAIRE TRIOMPHER LA VIE !

lundi 25 janvier 2016

Paroles libres des Bassa Kama


K2 : D’aucuns voient d’un mauvais œil, la réaffirmation de l’autodétermination du Sud Congo. Ils considèrent qu’à l’heure du regroupement dont l’unification de l’Afrique ou panafricanisme, il est anachronique de procéder à l’émiettement de l’espace africain. Que faut-il en penser ?
K1 : Dans l’ouvrage les Paroles amplifiées/Renaissance Bassa Kama/Tchibouela Makosso/Vol. 1/pp. 28-35 (ndlr : disponible à Paris à Présence Africaine et à la Librairie Tamery), il fut démontré qu’il y a deux acceptions qui sous-tendent le concept de Panafricanisme : D’un côté, le Panafricanisme circonscrit au Monde Noir/Bassa Kama/Kamit dit Pankamitisme. Et, de l’autre, le Panafricanisme globalisant toute l’Afrique (Sub-Sahara et Maghreb) qui eut l’OUA puis de nos jours, l’U. A. (Union Africaine) comme institutions. Aussi, est-il requis d’identifier le Panafricanisme auquel il est fait mention.
Or, ces deux acceptions n’ont pas les mêmes finalités. Le Pankamitisme vise à réconcilier le Monde Mu Kama (Monde Noir) avec lui-même sur son socle d’identité originelle d’où il en a été éloigné. Un éloignement qui a rendu vulnérable et poreux le Monde Mu Kama en le soumettant aux volontés (spirituelles, politiques, économiques, culturelles et sociales) venues de toutes parts. 
Cette réconciliation s’entend par une prise de conscience du BU KAMA (c’est-à-dire, le fait d’être Noir).  Elle implique une réappropriation et perpétuation de la dimension charnelle (peau noire et cheveux crépus). Et, une réappropriation et continuité de la vision sur l’existence dite le Paradigme intellectuel du Monde Mu Kama ou Paradigme intellectuel Kamit (PIK).  Me suis-tu ?...
Le Panafricanisme au sens de l’OUA/UA est à l’opposé du Pankamitisme : il a fait le choix fatal de valider au regard du Monde Mu Kama, l’héritage issu de la colonisation (intangibilité des frontières nées de la balkanisation de l’Afrique(TIKAMA) par l’Europe, maintien du DENI DE SOI INDIVIDUEL ET COLLECTIF lequel est un paradigme intellectuel de pacotille, de régression et d’asservissement (spirituel et objectif) du Monde Mu Kama instauré par la colonisation issue de l’Orient et de l’Occident).
Le Déni de Soi individuel et collectif, maladie du Monde Mu Kama se traduit par un rejet de Soi (charnel : refus des caractères phénotypes du Noir que sont les cheveux crépus et la peau noire)  et le tourner vers l’Extérieur du Monde Mu Kama pris comme modèle (spirituel, politique, économique, financier, culturel et social).
Telles en sont les différences entre ces deux acceptions.
K2 : On voit donc que ces différences telles qu’énoncées conduisent le Monde Mu Kama vers deux sociétés complètement antagonistes : D’un côté, celle de la liberté et de l’identité retrouvée reposant sur les fondements originels du Monde Mu Kama, le PIK. Et, de l’autre, celle de l’asservissement et de la régression se mouvant sous l’impulsion du Déni de Soi. Comment se fait-il que les Etats Mu Kama à Tikama ont-ils pu agréer un tel regroupement ?
K1 : Un regroupement en plus de supposer la poursuite d’objectifs communs peut aussi requérir au préalable un socle commun. C’est ainsi, que sont nées sous d’autres cieux par exemple, l’Union Européenne (socle Judéo-Chrétien) et la Ligue Arabe (socle Musulman). L’Union Européenne par exemple, peine à accepter la Turquie simplement parce que celle-ci est assise sur le socle Musulman…C’est dire, l’importance de disposer d’un socle commun…
Les Etats Mu Kama à Tikama ne sont pas assis sur leur propre socle. Ils évoluent sur des socles extérieurs au Monde Mu Kama au travers du Paradigme intellectuel de pacotille qu’est le Déni de Soi individuel et collectif. Un paradigme intellectuel attentatoire au Monde Mu Kama. Ces socles les rendent dépendants de l’extérieur. C’est ainsi que même les institutions auxquels ils font parties (OUA/UA/BAD/BEAC/BEAO…) et qui ont vues le jour à Tikama, sont financées par l’extérieur de Tikama et ont en leur sein, des Représentants extérieurs qui y siègent et participent à la prise des décisions ! C’est COMPLETEMENT INSENSE A PLUS D’UN TITRE, quand on sait par ailleurs que les Bassa Kama ne siègent ni ne participent dans la prise des décisions dans les instances Européennes par exemple ! De plus, les Etats Mu Kama sont SUFFISAMMENT RICHES pour ne pas avoir à recourir aux financements extérieurs.
On ne peut parvenir à l’épanouissement et la liberté quand on n’est pas soi-même. Cela est valable tant pour un Individu que pour une Communauté ou un Etat.
Cette situation n’est point imputable à une absence de ressources humaines ou naturelles au sein du Monde Mu Kama ou des Etats Mu Kama, elle relève uniquement des Paradigmes intellectuels qui guident le Monde Mu Kama !
Au sortir de l’esclavage et la colonisation, le Monde Mu Kama failli à son devoir d’inventaire : Il y eut abdication face aux modèles tous azimuts issus de la colonisation !  Une abdication qui explique tous les paradoxes défiant l’entendement ici-bas et dont sont devenus Maîtres les Etats Mu Kama à TIKAMA !
Ainsi, le Panafricanisme au sens de L’OUA/UA ne sert nullement les intérêts du Monde Mu Kama à TIKAMA.
K2 : Au sortir des indépendances dans les années soixante voir même dans les années quatre-vingt, on entendit des Africains dont le discours panafricaniste prônait ce retour au Soi, n’était-ce pas aussi une forme d’expression du Pankamitisme ?
K1 : Oui. Cela est vrai pour m’en tenir qu’à la période que tu évoques. Et, il est aussi vrai que ceux qui tinrent ces propos furent systématiquement tués pour le compte de l’Occident via la complicité des Africains eux-mêmes ! Au point que d’une manière générale, l’Afrique s’est transformée ici sur Terre, en l’unique lieu où des Noirs, affament, maltraitent et tuent les leurs au nom des ordres et des intérêts du Monde Occidental et Oriental autrement dit, au nom du Monde Non-Mu Kama !
K2 : Y’a-t-il contradiction entre l’autodétermination des Peuples et Panafricanisme ?
K1 : Le Panafricanisme tel que nous l’avons vu, celui au sens de l’OUA/UA sert in fine les intérêts extérieurs au Monde Mu Kama à Tikama. Le découpage ou balkanisation de l’Afrique releva de la volonté du Monde Occidental. En accédant à l’indépendance, les nouveaux Etats Kamits furent contraints de se plier aux Pactes coloniaux imposés par les Etats colonialistes Européens.
Ces Pactes coloniaux octroient des droits à perpétuité aux Etats colonialistes Européens sur les richesses et l’accès privilégié au marché des nouveaux Etats Kamits. Ces Pactes sont définis et circonscrits sur des Territoires bien définis. Autrement dit, ces Pactes agissent tant que les Etats Kamits sont tels qu’ils naquirent selon les frontières issues de la colonisation. Tu comprends à présent, pourquoi les Etats coloniaux Européens s’employèrent à éliminer les Africains qui prônaient la remise en cause des frontières nées de la volonté coloniale. Car, en modifiant ces frontières, les effets des Pactes coloniaux seraient de facto annulés et les Africains en seraient délivrés !
Le Panafricanisme au sens de l’OUA/AU pérennise les frontières coloniales sous le couvert d’un fallacieux voile d’unité continentale voire sous-régional (CEMAC, CEDEAO, CPGL, SADEC,…) et donc pérennise de fait, les EFFETS DES PACTES COLONIAUX !
La naissance d’un nouvel Etat à Tikama fait S’ECROULER LE PACTE COLONIAL qui sévissait dans l’ancien Territoire d’où il s’érige. Ceci nous ramène à l’autodétermination du Sud Congo. Et, demain à d’autres futurs Etats à TIKAMA.
Du coup, ceux qui voient d’un mauvais œil l’autodétermination du Sud Congo sont soit des Africains ignorants des enjeux colossaux qui s’y jouent et qui sont loin de se limiter qu’au Sud Congo mais à l’Espace Mu Kama à Tikama. Ou alors, ce sont des Africains à la solde des intérêts extérieurs à Tikama.
K2 : Est-ce à dire, qu’en fin de compte seul le Pankamitisme constitue le seul socle de libération effective du Monde Mu Kama à Tikama ?
K1 : Absolument. LA PALETTE DU ROI MU KAMA, YAYA MPEWU (LE GRAND OMBRAGE ou Pharaon) NTIMA NARE (ou NARMER) NOUS L’ENSEIGNE ! Comme quoi, les leçons ne datent de nos jours, mais remontent depuis la haute antiquité. Nous ne sommes pas dans une situation nouvelle, mais face à une REALITE A LAQUELLE NOS ANCÊTRES FURENT DEJA CONFRONTES. Et, LES ETATS COLONIALISTES ET NEO-COLONIALISTES SOUS QUELQUE FORME QUE CE SOIT LE SAVENT ET L’ONT TOUJOURS SU. C’est pour cela que conformément à leur feuille de route, ils ont toujours eu à l’égard du Monde Kamit en général et à TIKAMA, une stratégie multiforme visant à leur en assurer influence et ascendance. IL N’Y A QUE LE MONDE MU KAMA DEPUIS AU MOINS 5 SIECLES QUI NE CHERCHE PLUS A COMPRENDRE DE QUELS RESSORTS RELEVAIT LA TRAJECTOIRE ANACHRONIQUE DE SA ROUTE !
AU MONDE MU KAMA DE FAIRE PREUVE DE DISCERNEMENT ET DE REVENIR SUR LES RAILS TRACES PAR SES ANCÊTRES POUR SA SURVIE !

mardi 5 janvier 2016

Paroles Libres des Bassa Kama


Par Tchibouela Makosso

 

K2 : L’initiative Préréférendaire lancée par les Ressortissants du Sud Congo en vue de l’indépendance du Sud Congo ouvre un précédent en matière de consultation de l’avis des peuples. Que faut-il en penser ?

K1 : Cette initiative se caractérise formellement par sa modernité. Elle s’appuie sur les canaux de communication actuels, s’inspire des formes d’expression populaires nouvelles (initiative populaire, pétition) et s’ouvre du coup à la Planète entière, l’Humanité connectée et réalité en soi. Ainsi, les Sud Congolais et amis du Sud Congo donc épris de justice, de paix et de fraternité humaine où qu’ils soient à travers le Monde peuvent participer librement à ce Pré-référendum. De plus, elle s’affranchit dans cette phase, de l’obligation du déroulement in-situ du processus. Car, de nombreux régimes en cause se sont souvent servis de leur implantation pour empêcher toute velléité  d’expression populaire.

De ce fait, les initiateurs du Pré-Référendum pour l’indépendance du Sud Congo ont su capitaliser les ressources de leur époque. Il est fort probable que cette démarche qui est une première sur ce genre de question, via le nouvel univers humain, l’Humanité connectée en inspirera plus d’un.

K2 : Au fond, on en arrive même à la question de la chose légale en soi. Est-ce légal d’avoir entrepris une telle entreprise ?

K1 : Toutes les Constitutions des Etats au Monde garantissent à quelques degrés que ce soit, la libre expression à leur peuple. Par ailleurs, tous les Etats membres de l’ONU ont L’OBLIGATION MORALE de respecter le droit international qui spécifie les droits des peuples et de l’Homme. Et, en matière d’autodétermination des peuples, il est requis de s’enquérir de l’avis sur la question, auprès du ou des peuples concernés. L’initiative Préréférendaire ne s’éloigne point de ce protocole. Ainsi, étant à la fois en accord avec les dispositions du droit international et celles qui garantissent la libre expression au sein des Etats, la démarche engagée est donc LEGALE.

K2 : Finalement, ce n’est point toujours un défaut d’existence des dispositions légales mais plutôt un défaut d’expression populaire ?

K1 : Absolument. Les Etats fussent-ils dictatoriaux, et il en fut déjà dit longuement sur l’aspect du libre-arbitre qui sous-tend la libre expression sont à quelque niveau que ce soit obligés de le garantir. Car, lui seul assure devant les Hommes et devant le divin, la légitimité d’un choix et de ses conséquences. Tout le jeu des Etats dictatoriaux et parfois dans d’autres, consiste ensuite par des stratagèmes recouverts d’un vernis de légalité, à canaliser, empêcher ou restreindre le recours par leur opinion publique de cette disposition pourtant garantie. C’est ainsi que dans de nombreux Etats est souvent fait recours à la disposition de ‘’Trouble à l’Ordre public’’ tant à bon escient mais parfois pour étouffer l’expression des velléités gênantes.

Ainsi, à l’opposé, dans ce genre de configuration la difficulté pour le peuple est de trouver les moyens d’exprimer ses aspirations. Tel est le casse-tête auquel ont été confrontés les peuples jusqu’à l’arrivée des nouveaux supports de communication populaire (téléphonie mobile et internet) qui ont généré par la même occasion, un nouvel univers humain, l’Humanité connectée.

K2 : Peut-on conclure que les progrès scientifique et technique participent véritablement au progrès intégral de l’Humanité ?

K1 : Il est certain que la Conscience humaine trouve et continuera à trouver au travers de la Science et de la technique, les moyens d’empêcher la ruine de l’âme humaine.

jeudi 31 décembre 2015

ETAT DU SUD CONGO


 

Dernière livraison en ligne du CNESC/CISC !

L’Honorable POATY PANGOU Robert s’adresse au Peuple Sud Congolais et aux Corps Diplomatiques :

https://www.youtube.com/watch?v=LXAr8KJDTQk

LANCEMENT DU PRE-REFERENDUM POUR L’INDEPENDANCE DU SUD CONGO ET LA CREATION DE L’ETAT DU SUD CONGO




Des Ressortissants Sud Congolais soucieux d’offrir aux leurs un espace de protection contre la politique génocidaire, les exactions, privations et discriminations du pouvoir Nordiste, ont lancé depuis le 12 décembre 2015 jusqu’au 17 janvier 2016, une consultation Pré-référendaire planétaire inédite auprès des Ressortissants Sud congolais et amis du Sud Congo.

Infos :



jeudi 26 novembre 2015

Paroles Libres des Bassa Kama



Par Tchibouela Makosso

 

K2 : Visiblement, l’actualité mondiale est suspendue à la loi du Talion ... 

K1 : Oui. Autant dire, qu’on est au cœur des effets du Gang TBC (Torah, Bible, Coran) et associés (Franc-maçonnerie,…). Voilà, comment ces livres et leurs tenants en sont arrivés à compromettre la Vie sur Terre. Et, en réalité, ce que nous vivons ces temps-ci rejoint les manifestations spectaculaires, la part émergée de l’iceberg des effets d’approches sociétales inspirées par le Gang TBC et associés.

K2 : Que veux-tu dire ?

K1 : En silence, à travers le Monde, des vies sont chaque jour fauchées au nom des approches sociétales des uns. Ces drames innombrables et peu ou pas médiatisés en sont la partie immergée. On ne voit pas malheureusement pour ceux-là, l’expression d’une coalition de la conscience internationale telle qu’on a pu le voir ces jours-ci, suite aux évènements dramatiques survenus en France. La France frappée en son sein a vu le Monde, la communauté internationale compatir à sa peine : Ce qui est bien. Car, face à la Mort, l’humanité ne peut rester indifférente. On aurait souhaité qu’une telle mobilisation puisse autant concerner la communauté internationale lorsque les autres peuples sont confrontés au drame de la Mort causée par des intérêts particuliers.

K2 : En somme, on se retrouve à nouveau devant une surprenante échelle d’appréciation du vécu humain à double vitesse, n’est-ce pas ?

K1 : La souffrance qui frappe un humain quel qu’il soit, Mu Kama ou Non Mu Kama concerne l’Humanité. La mort qui s’abat sur un Mu Kama et/ou Non Mu Kama concerne l’Humanité. Or, il est frappant de constater que tous les drames hors catastrophes naturels qui parcourent l’Humanité, ne mobilisent pas l’attention de tous selon le camp d’où relève le drame. A titre d’exemple, lorsque des Congolais sont tombés en se mobilisant contre le pouvoir du Dictateur, Génocidaire, Incompétent, Pilleur des richesses du Pays, Corrompu et Corrupteur Denis SASSOU NGUESSO, la Communauté internationale ne s’est point insurgée face à l’injustice dont subissaient les Congolais.

Au contraire, la France par le Président François HOLLANDE est même allée jusqu’à donner un quitus à l’auteur et la CAUSE du DRAME Congolais qu’est Denis SASSOU NGUESSO sans le moindre sentiment de compassion à l’égard du peuple Congolais.

K2 : Pourquoi cette double lecture ?

K1 : Commençons par rappeler, que l’existence sur le plan international d’une compassion différenciée des drames humains ne fait plus l’ombre d’un doute. De ce point de vue, l’Occident a contribué par sa posture à l’égard des autres à l’émergence de cette grille d’appréciation. Et, il en est apparu que l’Occident est guidé que par ses intérêts. Au point même, qu’on il fait preuve de compassion celle-ci est soutenue que par son intérêt, les retombées économiques qu’il espère en retour en retirer, l’image de Bienfaiteur à cultiver au sein de son opinion locale et vis-à-vis de  l’extérieur ! Aucun désintéressement, rien n’est gratuit !

Autrement dit, l’Occident est parvenu à faire asseoir la conviction selon laquelle, on a droit à ses égards compassionnels dès lors que ses intérêts sont menacés. Sinon, vous pouvez crevez, y’a rien à voir !

Cette posture qui a été comprise par certains est devenue le talon d’Achille de l’Occident ! Elle s’est aussi érigée en source de surenchère qui compromet le destin de plusieurs peuples. A titre d’exemple, le Dictateur-Génocidaire-Corrompu-Corrupteur-Voleur des richesses du Congo s’est lancé dans un bradage effréné des ressources du pays auprès de l’Occident pour s’accrocher au pouvoir en bénéficiant de sa protection.

Ainsi, au nom de ses intérêts, l’Occident continue en vampire à se nourrir du Pétrole, Gaz, Cuivre, Manganèse, Cobalt, Coltan, Or, Diamant, …des richesses de Tikama. En agissant ainsi, l’Occident se nourrit tant objectivement que spirituellement d’iniquité de génération en génération. Il y eut les Diamants du sang avec les guerres de l’Angola, du Libéria, Sierra Léone…et, IL Y EUT ET IL Y A LE PETROLE, GAZ, Or, … et encore des DIAMANTS DE PRIVATIONS DIVERSES ET DU SANG des Bassa Kama à Tikama qui croulent sous les régimes iniques installés et soutenus par l’Occident et dont il se gave.

De l’autre côté, les autres savent dorénavant que pour desserrer l’étau de l’Occident sur leur pays, il faut le frapper là où ça lui fait mal, ses intérêts ou plutôt ses investissements. Telle est la triste réalité que l’on observe ici-bas! Voilà où nous ont entrainé les égoïsmes de certains. Et, il est de la responsabilité de chaque humain de mettre les mots sur ces réalités qui loin d’entretenir LA VIE, ne font qu’enfoncer L’HUMANITE DANS UNE LOGIQUE DE MORT.

K2 : Cela ne suppose-t-il pas une compréhension détachée de ce qu’est l’humanité ou en termes plus  simples de n’être porté que par la recherche du Bien de tous ?

K1 : Je suis de cet avis. Être porté par la recherche du Bien de tous, conduit inexorablement sur la route des réalités ultimes. Et, donc, à rechercher les causes qui sous-tendent notre vécu.

K2 : Y est-on avec ce qu’il se passe actuellement à travers le Monde, notamment suite aux événements tragiques de Paris du 13 Novembre 2015 ?

K1 : Malheureusement, on en est loin. C’est plutôt l’escalade de la loi du talion. Et, donc un accroissement du climat d’instabilité sur Terre.

K2 : Puisque tu as évoqué la nécessité pour chacun d’entre nous d’assumer sa responsabilité en regardant en profondeur notre vécu, vers quoi doit-on orienter notre regard de façon à aboutir sur une lecture et une conclusion conséquentes ?

K1 : On en a déjà parlé dans nos échanges : il faut d’abord commencer par identifier les paradigmes intellectuels qui inspirent et guident les pas des Hommes. Pour terminer par établir s’ils relèvent des réalités ultimes ou pas. Ces opérations relèvent du questionnement POURQUOI-COMMENT qui permet de RELIER LES CAUSES AUX EFFETS. On ne peut faire l’économie de ces efforts primordiaux, si on veut véritablement répondre efficacement à une problématique donnée. Autrement, on fait de la démagogie et du mensonge.

K2 : Vu ainsi, la rivière nous ramène au même port en ouverture de notre échange : Le Gang TBC et associés qui ont pris l’Humanité en otage…

K1 : Absolument. En revenant sur la responsabilité à assumer par chacun d’entre nous, le Monde Mu Kama pour ne parler que de lui et en raison de ce que cet espace promeut, LA RENAISSANCE DU MONDE MU KAMA, SAIT DORENAVANT VERS où DEPLOYER SES EFFORTS pour SE DEMARQUER DES VOIES DE L’EGAREMENT.

samedi 7 novembre 2015

Paroles Libres des Bassa Kama


Par Tchibouela Makosso
 
K2 : Pour commencer, au vu des évènements au Congo Brazzaville, y’a-t-il encore un Chef d’Etat dans ce pays ?
K1 : Bien sûr que non. En fait, il n’y a jamais eu de Chef d’Etat légal depuis le coup de Denis SASSOU NGUESSO en 1997. Toutes les élections et consultations diverses qu’il y a conduites ont été des mascarades. Il a dirigé illégalement le Congo et s’y cramponne illégalement aussi.
K2 : Est-ce à dire, que même les engagements qu’il prit au nom du Congo sont aussi illégaux ?
K1 : Absolument. Une autorité qui n’a jamais reçu Mandat par son peuple pour le diriger et parler en son nom, est dans l’illégalité totale. Elle est illégitime. Ce qui veut dire aussi, comme on a déjà eu l’occasion de l’évoquer, que les dispositions d’une quelconque Constitution régissant cet Etat sous ladite autorité sont caduques. Autrement dit,  aucune Constitution sous son autorité ne fait droit.
Et, il est important d’insister sur ce point. Car, les conséquences de cet état de fait sont incommensurables et souvent ignorées par le grand nombre dont des Acteurs politiques locaux.
K2 : On peut s’étonner que mêmes des pays de longue tradition démocratique et les autres, des Investisseurs divers et organisations internationales ne le réalisent point. Comment est-ce possible ?
K1 : Il y a ceux qui savent et s’en accommodent. Car, ils partent du principe que c’est au peuple dudit Etat de revendiquer et d’affirmer ses droits inaliénables. Et, d’autres, qui misent sur l’ignorance du peuple sur les dits droits pour faire des affaires lucratives avec le régime illégitime ; un régime en quête de reconnaissance et d’appuis à défaut de les avoir obtenus en interne. A cette fin, le régime illégitime s’emploie à brader toujours plus les richesses du Pays. Ces investisseurs et Etats étrangers deviennent complices et co-responsables des malversations financières et des crimes tous azimuts commis par l’autorité illégitime. Cette co-responsabilité incombe aussi aux locaux qui eux ont laissé faire.
K2 : Doit-on comprendre que Laisser-faire est interprété comme un choix ?
K1 : Oui. C’est aussi de l’expression du Libre-arbitre. Et, nous avons eu de nombreuses occasions d’aborder cette notion du Libre-arbitre et des conséquences subtiles et objectives qu’il induit. Seules les circonstances atténuantes peuvent éviter ou réduire la co-responsabilité. Il est requis d’être vigilant sur ces notions. Aussi, faut-il à nouveau le rappeler, qu’il ne faut absolument pas se PRIVER de REAFFIRMER ou D’USER de ses droits inaliénables dès lors qu’ils sont bafoués ou menacés.  
K2 : En revenant au cas du Congo-Brazzaville, le peuple doit-il continuer sa lutte contre la volonté de Denis SASSOU NGUESSO de s’agripper à la tête du Congo ?
K1 : C’est SON DROIT INALIENABLE tant devant un TRIBUNAL DIVIN QU’HUMAIN ! Le peuple Congolais doit le dire, le crier à la face du Monde que Denis SASSOU NGUESSO N’EST PAS LE CHEF D’ETAT DU CONGO. Les investisseurs et Etats étrangers doivent en prendre la mesure. Et, aux Congolais de s’organiser en conséquence. D’ailleurs, la requête de création de l’Etat du Sud Congo déposée le 14 avril 2014 à l’ONU, est une réponse aux atteintes des droits inaliénables du peuple du Sud Congo par le régime génocidaire, discriminant, pilleur des deniers de l’Etat, corrompu et corrupteur de Denis SASSOU NGUESSO.
K2 : Affirmer ses droits inaliénables suppose de les connaître. Y’a-t-il pas à ce sujet un déficit d’information ?
K1 : Incontestablement, il y a déficit d’information. Les Etats se gardent de vulgariser les droits inaliénables ou certains le font qu’à minima. Ce déficit d’information fait installer dans la conscience d’un grand nombre une logique de passivité qui confine au fatalisme. Un fatalisme où la peur des représailles physiques et morales supplante la volonté de réagir et va jusqu’à cautionner l’illégitime.
Ainsi, dans le cas du Congo, là où normalement la classe politique dite de l’opposition aurait dû continuer à mobiliser le peuple, on l’entend aussi jouer des notes discordantes. Certains en appellent le régime illégal à la formation d’un gouvernement d’union nationale, ce qui est insensé !
K2 : On n’a pas vu une telle attitude au Burkina Faso par exemple même après la tentative de putsch ayant visé le gouvernement de transition…
K1 : Oui. Conscients de leurs droits, les Burkinabés ont exigé et obtenu des Putschistes le rétablissement du Gouvernement de transition qui fut mis en place après le renversement d’un autre apprenti Monarque, Blaise COMPAORE.
Les Peuples à travers le Monde ne doivent sous aucun prétexte ACCEPTER D’ETRE ATTEINTS dans leurs DROITS INALIENABLES.

dimanche 25 octobre 2015

Le Congo, l’écueil du discours Droits-de-l’Hommiste de la France : La France dénudée !


Par Tchibouela Makosso

 

Quelle époque formidable que celle en cours ! Pendant des décennies, les subtilités de la politique de la France avec ses Ex-colonies relevaient du non-dit, de l’opacité, de l’inaccessible. Il fallait être dans le saint des saints pour savoir comment se déterminait le sort funeste du Monde francophone Mu Kama à Paris. Dorénavant, le voile s’est déchiré : Plus personne ne dira qu’elle ne sait pas !

Véritable Tsunami en cette date du 21/10/15 où le Président français, François Hollande, s’est fendu d’une déclaration sur le Congo lors de la conférence de Presse consécutive à la visite du Président Guinéen en France. Une déclaration qui s’est faite sur fond d’insurrection civile au Congo émaillée de plusieurs morts et blessés causés par les forces de l’ordre à la solde du pouvoir de Denis SASSOU NGUESSO.

C’est dans ce contexte de vive tension où le peuple Congolais éprouvé et se battant pour se débarrasser d’un pouvoir tyrannique, génocidaire, corrupteur/corrompu, incompétent, régressif et discriminant que le Président français s’est laissé aller à dire que : « Le Président Congolais peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit. Et, le peuple doit y répondre…»

Le Président français n’a eu aucune empathie pour le peuple Congolais, ses victimes. Le discours Droits-de-l’Hommiste auquel on aurait pu s’attendre du Président Français était aux abonnés absents. Aucune indignation de la part du reste de la classe politique française ne s’est levée face aux propos de François HOLLANDE !
Conséquence : La France s’est fracassée sur les cataractes du Congo et a perdu toute dignité de faire des leçons Droits-de-l’Hommiste aux autres !La seule chose qui importait au Président français fut de reconnaitre à ses yeux, la légitimité de la démarche de Denis SASSOU NGUESSO.  
                                                                                                                                                        
Mais à quel Droit se réfère François HOLLANDE pour accorder une once de légitimité à SASSOU NGUESSO Denis d’organiser son Référendum de changement de la Constitution dès lors que la même Constitution, socle de légitimation de toute action politique et civile le lui interdit explicitement ?!

Aucun Droit ne permet de justifier la démarche de Denis SASSOU NGUESSO. Le propos du Président français relève de la pure irresponsabilité et légitime l’illégalité totale de l’action du Président Congolais. La responsabilité française dans le cours des évènements au Congo est engagée.

Loin d’être une surprise, cette forfaiture du Président français où la vie des Congolais est méprisée est en accord avec sa posture rapportée par François SOUDAN. La nouveauté étant que cette posture de la France est publiquement et explicitement exprimée. Par François HOLLANDE, la France vient de se révéler au grand jour : C’est elle, la France, qui choisit au nom de ses intérêts, les Chefs d’Etat en Afrique francophone !

Ces Chefs d’Etats qui de par leur mauvaise politique de gestion sociétale affament, assoiffent les Africains, tuent les Africains, brident leur épanouissement et leur liberté, les font jeter sur les routes de l’exil à travers mers et déserts, cultivent l’image d’une Afrique démunie et vouée à l’assistanat international et exposent les Africains aux souffles du racisme et de la Xénophobie.                  

Cependant, ces Chefs d’Etats excellent dans la défense des intérêts de la France et font de ces Etats des zones assujetties à la volonté de la France, des Etats colonisés et esclaves !

C’est la France qui est la cause, par ses marionnettes assurées de sa protection, des malheurs des Africains de l’Afrique francophone !

La France n’aime pas et ne veut pas voir les Africains jouir d’une vie épanouie et libre sur leurs propres terres en Afrique. La France est le malheur de l’Afrique francophone !

Dès lors qu’il n’y a plus place à l’ambiguïté, les Africains ou tout au moins les Congolais doivent en tirer des leçons.

Il faut dire qu’en matière d’ambiguïté, la classe politique française sait s’y prendre mais pas forcément à merveille. La dernière preuve nous a été donnée par la réponse du Parti socialiste suite au tollé suscité par la déclaration du Président français.

En effet, le Parti Socialiste reconnait lui aussi au Président Congolais le droit d’organiser son référendum. Mais émet des réserves quant à l’objet et la forme de cette consultation !

Or, que ce soit sur la forme ou sur le fond, le référendum de changement de la Constitution est irrecevable. On ne peut plus dans ces conditions, comme il fut déjà dit auparavant, reconnaitre à Denis SASSOU NGUESSO le droit d’organiser un référendum de changement de la Constitution qui plus est à moins d’un an de la fin de son ultime Mandat présidentiel. Le Parti Socialiste autant que le Président Français donc la France devient complice du pouvoir tyrannique, génocidaire, corrompu/corrupteur, incompétent, discriminant de Denis SASSOU NGUESSO.

Autant SASSOU NGUESSO Denis, la France doit rendre des comptes au peuple Congolais pour les atteintes dont il en est victime.

mercredi 21 octobre 2015

Paroles libres des Bassa Kama


 
Par Tchibouela Makosso

 

K2 : Le Congo-Brazzaville est entré en effervescence avec les mouvements d’insurrection contre le régime de SASSOU NGUESSO Denis. Le moins que l’on puisse en dire est le silence pesant et incompréhensible du Monde Occidental s’apparentant à une complicité de fait avec le Dictateur-Sanguinaire-Génocidaire-Corrupteur-Incompétent-Pilleur SASSOU NGUESSO Denis. Comment est-ce possible ?

K1 : Disons d’abord qu’il fut une époque suite à la difficulté d’accès à l’information, les mécanismes de la politique internationale échappaient au grand nombre. Ainsi, de nombreux Bassa Kama à Tikama ou ailleurs n’arrivaient pas toujours à établir des relations de causes à effets pour analyser avec pertinence le cours de leur existence et donc du fonctionnement de leurs Etats au sein du concert de la communauté internationale…

K2 : Sans vouloir interrompre le fil de ton propos, qu’est-ce qui a changé depuis lors ?

K1 : La différence fondamentale qui est intervenue depuis cette époque tient à deux facteurs : la migration des Bassa Kama en Europe et l’avènement de l’Internet. En effet, il y a de plus en plus de Bassa Kama hors de leur bassin originel Tikama. Ces Bassa Kama de l’extérieur voient dorénavant la vie dans les autres contrées où ils se sont installés. Ils peuvent enfin se faire une lecture précise de ce qui leur fut pendant longtemps inaccessible ou ne relevait que du rêve : le fonctionnement des Etats hors de Tikama. Le contrôle de l’information dont on fait preuve pendant des décennies différents Etats et c’est loin d’être fini, permettaient à ceux-ci de ne donner vis-à-vis de l’extérieur qu’une image mirobolante d’eux-mêmes. Ainsi, sur ce registre, l’inconscient collectif des ex-colonies françaises à Tikama par exemple, s’est nourri d’une image fascinante de la France, universaliste et patrie des droits de l’homme !

En s’installant en Europe, de nombreux Bassa Kama (ils ne sont pas les seuls dois-je ajouter) découvrent peu à peu l’envers du décor et du discours : La désillusion prend racines !

L’Internet quant à lui est venu libérer la production et l’accès à l’information. Ainsi, ce qui fut jadis accessible qu’à une élite, une caste devient disponible pour la multitude…

K2 : Et, donc, pour revenir au Congo, comment à l’aune des deux facteurs que tu as évoqués s’explique cette forme d’omerta sur le Congo ?

K1 : La France tant chérie par et fascinant des Bassa Kama s’illustre sur le Congo-Brazzaville d’une posture qui ne peut être qualifiée autrement que de complice à l’égard du pouvoir de Mr SASSOU NGUESSO Denis, discriminante vis-à-vis du peuple Congo et coupable de complicité des crimes commis par SASSOU NGUESSO Denis contre le peuple Congolais.

En effet, par l’information révélée par François SOUDAN (cf. Paroles des Bassa Kama du 27/09/15), journaliste à Jeune Afrique, François HOLLANDE tourna dos aux sacro-saints Droits-de-l’Homme et à l’Orthodoxie qu’impose le fonctionnement (respect de la Constitution française) de la vie politique en France et que nul français n’accepterait le moindre écart, pour conseiller à un GENOCIDAIRE, PILLEUR des Deniers de son Etat, CORROMPU/CORRUPTEUR, INCOMPETENT,…la ficelle de demeurer au pouvoir !

On comprend dès lors, tout le sens de la déclaration de Nicolas SARKOZY dans son discours du 5 septembre 2015 à la Baule et que la presse française s’empressa de ranger dans la rubrique du lapsus, où il dit : « « Dans l’identité française à laquelle je crois, il y a quelque chose que je suis très attaché (??), c’est que la France, de toute éternité, a toujours été du côté des opprimés et toujours été du côté des dictateurs, toujours été du côté de celui qui était jeté en prison, car il croyait dans ses idées ».

Cette complicité de la France est confirmée par la très faible couverture des évènements qui se déroulent au Congo.

L’initiative de SASSOU NGUESSO Denis d’aller à l’encontre de la Constitution de 2002 régissant alors le Congo et qui lui interdit explicitement de retoucher les articles portant sur la limitation des Mandats et l’âge de briguer la magistrature suprême, n’a point fait l’objet d’une désapprobation conséquente de la classe politique  française.

Les évènements en cours où le peuple Congolais s’est mobilisé pour chasser le Tyran SASSOU NGUESSO Denis ne suscitent point non plus l’attention et la condamnation publique des autorités et de la classe politique françaises. Et, pourtant, cette même classe politique française ne fait point dans l’économie des mots et d’initiatives pour d’autres théâtres de déchirements à travers le Monde. On peut citer en exemple, la Syrie.

Bref, la France n’a que peu à faire des souffrances du peuple Congolais : seule compte à ses yeux la sauvegarde de ses intérêts via ses marionnettes armées à Tikama parmi lesquelles figure SASSOU NGUESSO Denis. Car, l’oppression subie par le peuple Congolais de la part de SASSOU NGUESSO Denis la laisse indifférente.

K2 : Ainsi, donc, c’est la sauvegarde des intérêts français au Congo qui explique ce quasi-silence de la classe politique française et le traitement à minima des évènements qui se déroulent au Congo-Brazzaville par les médias français?

K1 : Il n’y a pas d’autres explications que celle-là. Concernant la Syrie, le Président Français n’a pas manqué l’occasion, ni hésiter d’affirmer haut et fort la position française contre le régime de Bachar-El-Assad. Les grands médias français en ont fait le relais. Pourquoi ne le font-ils pas aussi pour le Congo-Brazzaville ?

K2 : En raison des morts et blessés civils qui sont déjà dénombrés au Congo, la responsabilité de la France se trouve de facto engagée ?

K1 : Absolument. SASSOU NGUESSO Denis convoitait l’aval de la France pour poursuivre son funeste projet. Ce sésame, tel que le déclare François SOUDAN qui a transformé l’hebdomadaire Jeune Afrique en outil de propagande au service de SASSOU NGUESSO Denis, qu’il a obtenu en juillet dernier de la part du Président français l’a convaincu dans sa démarche. Ainsi, la France devient complice des crimes commis par SASSOU NGUESSO Denis et son régime. Les familles congolaises éprouvées ont légalement le droit de poursuivre en Justice tous les complices physiques et moraux du pouvoir de SASSOU NGUESSO Denis.

 

 

dimanche 27 septembre 2015

Paroles libres des Bassa Kama


Par Tchibouela Makosso

K2 : Le Président François Hollande a déclaré récemment que « la France tient à certains principes, ceux qui ne les reconnaissent pas n’ont pas vocation à y rester », que peut-on en tirer comme conséquences ?

K1 : Il est toujours important et essentiel en général, de rappeler les fondations d’un Etat, d’une société, d’une famille, d’un individu…Ces fondations sont les repères autour desquels s’élaborent les idéaux, des projets, la marche de la société et l’affirmation de son identité. Il est donc louable que le Président de la République Française fasse ce rappel. Cependant, il y a d’un côté la lettre et son esprit, et de l’autre, la pratique.  Et, c’est la pratique qui en définitive est le juge ultime de la cohérence entre les Hommes et les principes qu’ils sont censés incarnés.

K2 : Est-ce qu’il y a accord entre le discours et la pratique de la France puisqu’il s’agit d’elle?

K1 : Malheureusement, il est des pans de cette même France qui prennent à défaut cette image sémantique, ce discours, cette vitrine dont se réclame la France. En effet, en considérant par exemple, la politique étrangère de la France, notamment, avec les Etats qui furent ses ex-colonies à Tikama, celle-ci ternit à bien d’égards lesdits principes. Des principes qui ont tant suscité et suscitent encore de l’admiration à l’extérieur de la France…

K2 : Que constate-t-on à ce niveau ?...

K1 : En France, les Français y sont libres dans le choix de leurs Dirigeants. L’alternance politique s’y opère selon les aspirations du peuple français du niveau local à la magistrature suprême. La vie politique s’y déroule sans en arriver à des guerres fratricides mettant en jeu les forces de l’ordre contre la population. De nombreux leviers prévus et garantis par la Constitution permettent aux Français de participer librement à la vie associative, syndicale et politique sans avoir à craindre de leur vie. Les forces de l’Ordre quant à elles, y sont à leur place. Les Dirigeants politiques s’efforcent d’apporter des réponses aux préoccupations des populations et de l’Etat. Bref, la dimension politique pour se restreindre qu’à celle-ci, fonctionne au sein de la société française, selon les mécanismes  de la Constitution française…

K2 : Ce qui est une bonne chose, convenons-en, si j’ose m’exprimer ainsi…

K1 : Oui…Mais, on constate que cet idéal que cultivent les Gouvernants Français sur leur sol est battu en brèche hors des frontières Françaises. Les Gouvernants français se transforment en des véritables freins d’épanouissement des autres peuples. La dernière preuve nous est donnée par le cas du Congo-Brazzaville.

En effet, Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président du Congo prît dans son propre piège (limitation à 2 mandats présidentiels) de la Constitution qu’il mit en place, après son sanglant coup d’Etat qui l’emmena au pouvoir, avec la complicité de la France du Président Jacques CHIRAC, s’est lancé dans une démarche de changement de la Constitution pour rester au pouvoir advitam aeternam. Une démarche qu’il a construite autour d’une fallacieuse consultation du peuple Congolais via des Dirigeants politiques, associatifs,….   

Voilà donc, ce Président, dans la dernière année de son deuxième et ultime Mandat annoncer au peuple Congolais et à la l’opinion internationale dans un Message enregistré et diffusé le 22/09/15, l’organisation d’un Référendum visant à changer la Constitution !

La Constitution sur laquelle il prêta serment devant le peuple Congolais de respecter, interdit explicitement de modifier l’article relatif à la limitation des Mandats à la tête du pays. Cette même Constitution dite de 2002 définit par ailleurs, les champs qui peuvent faire l’objet de révisions éventuelles. En ce sens, elle est suffisamment balisée pour prévenir les tripatouillages. De plus, le Congo ne se trouve pas en face d’une crise de fonctionnement de ses institutions, lesquelles accordent les pleins pouvoirs à l’actuel Président et font de lui, le seul et principal comptable de la gestion du pays.

Or, on constate que son entêtement à poursuivre son projet de changement de la Constitution vient aussi du Sésame qu’il a obtenu relativement récemment du Président Français, lors de sa dernière visite en France en juillet dernier. Au cours de celle-ci, comme il a été rapporté par le Journaliste de l’hebdomadaire Jeune Afrique, Monsieur François SOUDAN, Monsieur François HOLLANDE a conseillé Mr Denis SASSOU NGUESSO d’entourer son projet d’évolution des institutions (y entendre, changement de la Constitution) de son pays d’un consensus maximal ! De qui se moque-t-on ?

Comment est-ce qu’un Président Français, au demeurant, attaché aux principes fondateurs de la France dont il en a fait le rappel cette semaine, se permettre de soutenir un projet violant la Constitution d’un Etat, conduit par un Dirigeant GENOCIDAIRE, CORROMPU et CORRUPTEUR, PILLEUR des richesses de son Etat, INCOMPETENT, DISCRIMINANT sa population en les UNS (dont il fait partie) ET LES AUTRES,… ?

Les souffrances du peuple Congolais soumis à une implacable dictature laissent-elles indifférent le Président Français, Monsieur François HOLLANDE ? Les sacro-saints principes de la France se sont-ils brisés sur l’écueil du Congo ?!...

K2 : On y voit donc, une double attitude, un double langage de la France officielle : Le langage en interne, mielleux, humaniste et universaliste et, le langage externe qu’ignore la majorité des Français, où tous ces nobles principes sont alors foulés des pieds. Une telle attitude que certains pensaient révolue fait-il poser la question de la valeur de la vie d’un Congolais face à celle d’un français aux yeux des autorités françaises ? N’a-t-on pas vite fait d’y voir la survivance d’un paradigme de hiérarchisation sociale, raciale où la vie d’un Noir ne valait pas grand-chose ? Ou bien, ne compte aux yeux de la France que la sauvegarde de ses propres intérêts au mépris de ceux des autres, en l’occurrence dans ce cas, Congolais ? Ou enfin, y’a t’il autre chose ?

K1 : Disons simplement, seul le cours des évènements nous en apportera la vraie réponse. Cependant, cette posture de la France ne restera pas sans suite dans les relations entre le Congo et la France pour ne rester que sur le cas du Congo. On sait aussi, que ce qu’il se passe au Congo, est suivi par le reste de l’Afrique. Donc, les conséquences peuvent s’étendre au-delà du Congo.

K2 : En parlant de conséquences, la requête de création de l’Etat du Sud Congo du 14/04/2014 adressée à l’ONU le 30/04/14, trouve-t-elle une justification supplémentaire avec l’annonce du Référendum ?

K1 : Absolument. Rappelons d’abord que cette requête fut justifiée par la nécessité d’offrir un espace de protection et d’épanouissement aux populations du Sud Congo contre la politique génocidaire de Monsieur Denis SASSOU NGUESSO qui a créé par ailleurs de fait, son Etat du Nord Congo ayant Oyo pour Capitale.

En annonçant la tenue de son référendum contre les dispositions de sa propre Constitution taillée sur mesure, Monsieur Denis SASSOU NGUESSO vient de révoquer complétement ladite Constitution. Ainsi, les articles faisant état de l’intégrité et l’indivisibilité territoriales tombent en désuétude :

Le Congo devient divisible. Par conséquent, aucune Nation, aucune institution ne pourra s’opposer à la partition du Congo.     

K2 : Finalement, vu ainsi, la posture de la France est du pain béni pour la scission du Congo en deux Etats ?

K1 : Oui. Entrainé dans son obsession à se cramponner au pouvoir, Denis SASSOU NGUESSO vient d’offrir sur un plateau d’or fin, tous les justificatifs de création de l’Etat du Sud Congo !