LE SURSAUT!

"L'APPEL AU MONDE KAMIT POUR UN CHANGEMENT DE PARADIGME INTELLECTUEL: REVENONS AU PARADIGME INTELLECTUEL DE NOS ANCETRES, LE SEUL, L'AUTHENTIQUE, NOTRE VERITABLE MAISON, L'UNIQUE SOURCE DE NOTRE SALUT, LA CLE DE NOTRE UNITE ET DE NOTRE EPANOUISSEMENT, LE TRAIT QUI NOUS RECONNECTE AUX TROIS DIMENSIONS DU TEMPS: LE PARADIGME INTELLECTUEL KAMIT(PIK)"

mercredi 21 octobre 2015

Paroles libres des Bassa Kama


 
Par Tchibouela Makosso

 

K2 : Le Congo-Brazzaville est entré en effervescence avec les mouvements d’insurrection contre le régime de SASSOU NGUESSO Denis. Le moins que l’on puisse en dire est le silence pesant et incompréhensible du Monde Occidental s’apparentant à une complicité de fait avec le Dictateur-Sanguinaire-Génocidaire-Corrupteur-Incompétent-Pilleur SASSOU NGUESSO Denis. Comment est-ce possible ?

K1 : Disons d’abord qu’il fut une époque suite à la difficulté d’accès à l’information, les mécanismes de la politique internationale échappaient au grand nombre. Ainsi, de nombreux Bassa Kama à Tikama ou ailleurs n’arrivaient pas toujours à établir des relations de causes à effets pour analyser avec pertinence le cours de leur existence et donc du fonctionnement de leurs Etats au sein du concert de la communauté internationale…

K2 : Sans vouloir interrompre le fil de ton propos, qu’est-ce qui a changé depuis lors ?

K1 : La différence fondamentale qui est intervenue depuis cette époque tient à deux facteurs : la migration des Bassa Kama en Europe et l’avènement de l’Internet. En effet, il y a de plus en plus de Bassa Kama hors de leur bassin originel Tikama. Ces Bassa Kama de l’extérieur voient dorénavant la vie dans les autres contrées où ils se sont installés. Ils peuvent enfin se faire une lecture précise de ce qui leur fut pendant longtemps inaccessible ou ne relevait que du rêve : le fonctionnement des Etats hors de Tikama. Le contrôle de l’information dont on fait preuve pendant des décennies différents Etats et c’est loin d’être fini, permettaient à ceux-ci de ne donner vis-à-vis de l’extérieur qu’une image mirobolante d’eux-mêmes. Ainsi, sur ce registre, l’inconscient collectif des ex-colonies françaises à Tikama par exemple, s’est nourri d’une image fascinante de la France, universaliste et patrie des droits de l’homme !

En s’installant en Europe, de nombreux Bassa Kama (ils ne sont pas les seuls dois-je ajouter) découvrent peu à peu l’envers du décor et du discours : La désillusion prend racines !

L’Internet quant à lui est venu libérer la production et l’accès à l’information. Ainsi, ce qui fut jadis accessible qu’à une élite, une caste devient disponible pour la multitude…

K2 : Et, donc, pour revenir au Congo, comment à l’aune des deux facteurs que tu as évoqués s’explique cette forme d’omerta sur le Congo ?

K1 : La France tant chérie par et fascinant des Bassa Kama s’illustre sur le Congo-Brazzaville d’une posture qui ne peut être qualifiée autrement que de complice à l’égard du pouvoir de Mr SASSOU NGUESSO Denis, discriminante vis-à-vis du peuple Congo et coupable de complicité des crimes commis par SASSOU NGUESSO Denis contre le peuple Congolais.

En effet, par l’information révélée par François SOUDAN (cf. Paroles des Bassa Kama du 27/09/15), journaliste à Jeune Afrique, François HOLLANDE tourna dos aux sacro-saints Droits-de-l’Homme et à l’Orthodoxie qu’impose le fonctionnement (respect de la Constitution française) de la vie politique en France et que nul français n’accepterait le moindre écart, pour conseiller à un GENOCIDAIRE, PILLEUR des Deniers de son Etat, CORROMPU/CORRUPTEUR, INCOMPETENT,…la ficelle de demeurer au pouvoir !

On comprend dès lors, tout le sens de la déclaration de Nicolas SARKOZY dans son discours du 5 septembre 2015 à la Baule et que la presse française s’empressa de ranger dans la rubrique du lapsus, où il dit : « « Dans l’identité française à laquelle je crois, il y a quelque chose que je suis très attaché (??), c’est que la France, de toute éternité, a toujours été du côté des opprimés et toujours été du côté des dictateurs, toujours été du côté de celui qui était jeté en prison, car il croyait dans ses idées ».

Cette complicité de la France est confirmée par la très faible couverture des évènements qui se déroulent au Congo.

L’initiative de SASSOU NGUESSO Denis d’aller à l’encontre de la Constitution de 2002 régissant alors le Congo et qui lui interdit explicitement de retoucher les articles portant sur la limitation des Mandats et l’âge de briguer la magistrature suprême, n’a point fait l’objet d’une désapprobation conséquente de la classe politique  française.

Les évènements en cours où le peuple Congolais s’est mobilisé pour chasser le Tyran SASSOU NGUESSO Denis ne suscitent point non plus l’attention et la condamnation publique des autorités et de la classe politique françaises. Et, pourtant, cette même classe politique française ne fait point dans l’économie des mots et d’initiatives pour d’autres théâtres de déchirements à travers le Monde. On peut citer en exemple, la Syrie.

Bref, la France n’a que peu à faire des souffrances du peuple Congolais : seule compte à ses yeux la sauvegarde de ses intérêts via ses marionnettes armées à Tikama parmi lesquelles figure SASSOU NGUESSO Denis. Car, l’oppression subie par le peuple Congolais de la part de SASSOU NGUESSO Denis la laisse indifférente.

K2 : Ainsi, donc, c’est la sauvegarde des intérêts français au Congo qui explique ce quasi-silence de la classe politique française et le traitement à minima des évènements qui se déroulent au Congo-Brazzaville par les médias français?

K1 : Il n’y a pas d’autres explications que celle-là. Concernant la Syrie, le Président Français n’a pas manqué l’occasion, ni hésiter d’affirmer haut et fort la position française contre le régime de Bachar-El-Assad. Les grands médias français en ont fait le relais. Pourquoi ne le font-ils pas aussi pour le Congo-Brazzaville ?

K2 : En raison des morts et blessés civils qui sont déjà dénombrés au Congo, la responsabilité de la France se trouve de facto engagée ?

K1 : Absolument. SASSOU NGUESSO Denis convoitait l’aval de la France pour poursuivre son funeste projet. Ce sésame, tel que le déclare François SOUDAN qui a transformé l’hebdomadaire Jeune Afrique en outil de propagande au service de SASSOU NGUESSO Denis, qu’il a obtenu en juillet dernier de la part du Président français l’a convaincu dans sa démarche. Ainsi, la France devient complice des crimes commis par SASSOU NGUESSO Denis et son régime. Les familles congolaises éprouvées ont légalement le droit de poursuivre en Justice tous les complices physiques et moraux du pouvoir de SASSOU NGUESSO Denis.

 

 

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