LE SURSAUT!

"L'APPEL AU MONDE KAMIT POUR UN CHANGEMENT DE PARADIGME INTELLECTUEL: REVENONS AU PARADIGME INTELLECTUEL DE NOS ANCETRES, LE SEUL, L'AUTHENTIQUE, NOTRE VERITABLE MAISON, L'UNIQUE SOURCE DE NOTRE SALUT, LA CLE DE NOTRE UNITE ET DE NOTRE EPANOUISSEMENT, LE TRAIT QUI NOUS RECONNECTE AUX TROIS DIMENSIONS DU TEMPS: LE PARADIGME INTELLECTUEL KAMIT(PIK)"

jeudi 27 septembre 2018

Chronologie de l’origine de l’humanité selon la Bible et conséquences



(Version améliorant la lisibilité de ladite chronologie dans d’autres publications)


Par Tchibouela Makosso



Il est un fait de plus en plus saillant de nos jours, celui de  la ruée de plus en plus massive des Bassa Kama/Kamits (Noirs) vers les religions promues par le Monde Non-Mu Kama (Non-Noir). Et, dont les principaux livres supports les plus connus sont la Torah, Bible et Coran.

La montée en force de ces religions, notamment, du christianisme, met dorénavant au cœur de leur dispositif de propagande, non plus des missionnaires Blancs, mais des Pasteurs Noirs ! Des Noirs zélés, se dévouant dorénavant pour enrôler à tour de bras et de miracles, d’autres Noirs dont le vécu est fait de manque (quête du sens de l’existence,…), d’insatisfaction de leurs besoins fondamentaux ! Une insatisfaction imputable à des dirigeants incompétents qui préfèrent garantir les intérêts des puissances extérieures que de répondre aux besoins de leurs populations.

Cette précarité devenue la marque de vie des Noirs à Tikama (Afrique) et ailleurs dans le Monde, fait le lit des courants spirituels venus hors du sein noir. Alors, pour desserrer l’étau d’un quotidien devenu insupportable et que l’on veut faire passer au Monde Noir telle une fatalité, des Noirs se jettent corps et âmes dans les bras de ces livres supports (Torah, Bible, Coran) et de leurs religions associées (Franc-maçonnerie,…), où ils sont persuadés d’y trouver estime, amour et salut ici-bas et au-delà!

Et pourtant, vouloir s’approprier un message quel qu’il soit, et de quelque manière que ce soit, n’épargne pas l’effort de s’interroger si le dit message s’adresse à soi. Car, recevoir un message s’assimile à recevoir un courrier par la Poste où il est obligatoire de constater si, on en est le véritable destinataire et qui en est aussi par ricochet, l’expéditeur ! Il est donc exigé de faire preuve de discernement !

Ainsi, face au message de la Torah, Bible, Coran,…, les Noirs doivent se poser la question de savoir, s’ils sont censés d’en être les destinataires ! Et, d’une manière générale, quand et pourquoi les Noirs apparaissent-ils dans ces livres ?  



QUAND ?

Pour y répondre, il s’impose un seul impératif : Revenir au début de l’origine des Hommes selon la Bible pour y traquer la trace d’émergence du Noir!

Aussi, il est proposé ci-après de revoir la chronologie de l’origine de l’Humanité selon la Bible. Au passage, cette lecture corrige celle qui fut antérieurement donnée dans d’autres publications.

La méthode utilisée pour l’établir :

1/ cible trois étapes clés de la vie de chaque membre des lignées identifiées dans la Bible :

-   Naissance (N) : son année de naissance.

-   Fin de naissance de la descendance (FND) : année où il est  constaté que le membre concerné a cessé d’avoir une descendance.

-   Mort (M) : son année de décès.

-   FND/M : année où il est constaté la confusion des deux élements FND et M.

2/ fixe l’origine du temps (0) ou de l’âge de l’humanité à la naissance d’Adam. Donc : Adam est né en l’année 0. Soit, N (Adam) = 0.

Ainsi, en prenant la naissance d’Adam comme origine du temps de l’âge de l’humanité, on obtient la séquence ci-après, telle qu’elle est donnée en Genèse chapitres 5 : 1-32, 10:10-32, 11 :1-20.

Adam : N = 0, FND/M = 930.

Seth : N = 130, FND= 1087 (soit, 807 ans après la naissance en l’an 280 de son fils Esnoch. A ce stade, Seth est déjà âgé de 957 ans). Mais, pour sa mort (M), il apparait un problème. En effet, il est écrit dans La Bible en Gen 5 :8 « Tous les jours de Seth furent de neuf cents douze ans ; et il mourut. ». Et, pour cette durée, il en résulte un décalage de 957 – 912 = 45 ans !

Autrement dit, si on s’en tient à Gen 5 :8, Seth serait déjà mort (M = 1042) avant d’avoir eu toute sa descendance !  

En dépit de cette première contradiction, continuons la chronologie biblique.

Esnoch : N = 280, FND = 1185, M = 1230.

Kénan : N = 370, FND/M = 1280.                  

Mahalaleel : N = 440, FND/M = 1335.

Jered : N = 505, FND/M = 1467.

Hénoc : N = 667, FND/M = 1032.

Metuschélah : N = 732, FND/M = 1701.

Lémec : N = 919, FND/M = 1696.

Noé : N = 1101, FND = 1601, M = 2051. Pour les trois fils de Noé, leur chronologie détaillée de naissance est tirée du livre des Mormons (Moïse, chapitre 8, verset 12) et non de la Bible qui en est muette sur ce point :

-         Japhet : N = 1551.

-         Sem : N = 1593, M = 2193.

-         Cham : N = 1601.

-         Déluge : 1701 (600 ans après la naissance de Noé selon Gen. 7 :6. Or, en Gen. 11 :10, le déluge intervint deux ans avant la naissance du fils aîné de Sem, nommé Arpacshad, soit en 1691. Il en résulte une différence de 10 ans : Il y a incohérence !).  

Arpacshad : N = 1693, M = 2131.

Schélach : N = 1728, M = 2161.

Héber : N = 1758, M = 2222.

Péleg : N = 1792, M = 2031.

Rehu : N = 1822, M = 2061.

Serug : N = 1854, M = 2084.

Nachor : N = 1884, M = 2032.

Terach : N = 1913, FND = 1983 (Abram, Nachor et Haran), M = 2118.

D’Adam à la descendance de Terach, il s’écoula : 1983 ans !

Abram entra en Egypte à des années d’incertitude près liées à la méconnaissance de son année exacte de naissance, et à celle de la durée de son voyage vers l’Egypte en : 1983 (FND de son père Terach) + 75 (âge auquel il quitta le pays de Charan/Gen. 12 : 4) = 2058.

Entre la lignée de Sem (représentée par Abram) et celle de Cham (représentée par l’Egypte), il s’écoula approximativement : 2058 (arrivée d’Abram en Egypte) – 1601 (année de naissance de Cham) = 457 ans !

Cham est le seul fils de Noé dont le nom renvoie à la couleur de sa peau. Cham est la forme hébraïque du nom Kama (i kama, li kala : le charbon, noir comme le charbon) par lequel les Anciens Egyptiens désignaient leur pays (Ti Kama) et se désignaient eux-mêmes. Ils étaient Noirs. Cheikh Anta Diop en a fait la démonstration dans son livre Nations Nègres et cultures. De leur côté, MESSOD et Roger SABBAH le confirment, en nous rapportant à la page 299 de leur livre LES SECRETS DE l’EXODE, à propos d’Abram arrivant en Egypte en compagnie de sa femme Saraï :

Que tu es belle. Mais nous arrivons maintenant chez un peuple d’hommes noirs, frères des Ethiopiens, et qui n’ont pas l’habitude de voir une femme belle [à la peau claire] (Rachi, Genèse XII,11).

Les deux lignées se sont retrouvées après 457 ans de séparation! Cette durée selon la Bible, correspondrait à l’âge de la lignée de Cham pendant que celle de Sem serait âgée de 465 ans ! Le moins que l’on puisse dire, étant que lorsqu’Abram arrive en Egypte, donc chez les Noirs, il les trouve vivant dans une civilisation très avancée : le Monde des Pharaons !

Abram contraint de fuir sa terre natale poussée par la famine vers les lumières et l’abondance de l’Egypte noire, dénote que l’Egypte, l’Afrique fut à cette époque le lieu de référence sur Terre. A rebours, les terres d’où vint Abram devaient être à un niveau de développement moindre. On en déduit que la lignée noire (Cham) fut plus développée que les deux lignées blanches (Sem et Japhet).

Ainsi, le pays que vient découvrir Abram ne fut point en ce temps-là aux balbutiements de son développement, il fut déjà au firmament du progrès tous azimuts ! Un tel degré n’a pas pu être atteint en 457 ans d’existence, dans l’hypothèse optimiste où la civilisation antique égyptienne aurait débutée avec la naissance de Cham !

Nous voyons qu’il est IMPOSSIBLE que Cham fut un enfant de Noé. De plus, Noé n’eut qu’une seule et unique femme, celle qui engendra Japhet et Sem tels que nous le révèlent Gen. 6 :18, 7:7, 7:13, et Moïse 8:12 (livre des Mormons). Et par voie de fait, Cham ne peut pas non plus être un descendant d’Adam !

En conséquence :

-         La lignée noire ne s’est jamais rendue coupable d’un quelconque péché originel !

-         N’étant point de la lignée d’Adam et Eve, la lignée de Cham n’est pas non plus concernée par l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ !

-         La lignée de Cham (noire) que le message de la Bible fait passer pour la benjamine est en réalité la plus ancienne. Cette antériorité est mise en évidence par le degré de développement de l’Egypte que vint découvrir Abram. Ainsi, au moment où Sem et Japhet naquirent, les Noirs étaient déjà présents sur Terre vaquant à leurs occupations sous le Soleil vivifiant et bienfaiteur d’Afrique (Ti Kama).

-         L’incohérence du récit de l’origine de l’humanité avec la réalité scientifiquement par ailleurs prouvée, montre que le message de la Bible s’est élevé sur des fondations mensongères bien qu’elle se soit inspirée du dépôt spirituel du Monde Noir. Car, sans le Monde Noir et TiKama, la Torah, Bible, Coran et religions associées n’existeraient pas ! Ti kama est le réceptacle d’où se sont irradiées à travers l’Humanité, la connaissance spirituelle et la civilisation !



POURQUOI ?

Le but ultime de l’apparition du Noir dans la Bible est de le maudire dans sa chair, de maudire sa terre natale Tikama (Afrique), de le déposséder de sa terre et de déporter les foyers de l’humanité et de la spiritualité dont il en est le dépositaire vers l’Orient.



A QUI S’ADRESSE LE MESSAGE DE LA BIBLE ?

Le message de la Bible s’adresse au Monde Semito-japhétique afin qu’il y accomplisse le but ultime du message de la Bible tel qu’on le voit à travers les malédictions proférées par Noé/I nua/Noa/La Bouche. Les Noirs qui approuvent le Message de la Bible deviennent des captifs et auxiliaires spirituels du Monde Semito-japhétique. Ces Noirs, sans le savoir, se mettent à travailler au service du Monde Semito-japhétique contre eux-mêmes et contre le Monde Mu Kama, en y accomplissant le but du Message de la Bible !                                              

dimanche 26 août 2018

Paroles libres des Bassa Kama




Par Tchibouela Makosso



2ème partie

K2 : Quel(s) exemple(s) peut-on donner sur la réalité de cet individualisme au sein du Monde Mu Kama ?

K1 : Au marché de l’individualisme, des Bassa Kama se sont laissés convaincre que la spiritualité relevait du domaine personnel. Qu’ils sont libres de choisir leurs croyances. Peu à peu, les digues communautaires venues du fond des âges se sont mises à sauter. Alors, Il n’était plus nécessaire de s’asseoir sur les référents spirituels hérités de nos Ancêtres pour assouvir sa soif du spirituel.  D’autant, que l’offre spirituelle (via le Coran et la Bible) venue d’ailleurs cultive l’illusion de rompre avec les traditions spirituelles ancestrales lesquelles y sont vues comme relevant du Monde du Mal. Face à ce miroir extérieur venu leur offrir une alternative, il n’en fallut pas plus à de nombreux Bassa Kama, d’y voir en notre vision ancestrale, la source de leurs maux existentiels dont il faut se débarrasser.

Ainsi, pour de nombreux Bassa Kama, cette offre spirituelle extérieure s’est imposée à eux comme l’antidote aux peurs suscitées par les traditions spirituelles ancestrales. La peur de la mort, de la vie entravée. Enfin, se disent-ils, ils disposent d’un moyen de juguler les effets négatifs produits par nos traditions spirituelles ancestrales !  

L’individualisme sur le plan spirituel empêche des Bassa Kama d’y voir la dimension communautaire les concernant dans le message véhiculé par cette offre spirituelle venue de l’extérieur. La seule chose qu’ils y voient est l’entrée dans une communauté spirituelle nouvelle avec des solidarités nouvelles.

Or, être accueilli dans une maison ne vous octroie pas obligatoirement les mêmes droits que les propriétaires ! Les Nègres des maisons au temps de l’esclavage n’avaient pas les mêmes droits que les enfants de leurs maîtres bien qu’ils habitaient tous dans la même maison ! De plus, ils dormaient soit au grenier ou à la cave !

En fait, les Bassa Kama qui ont intégré les référents spirituels extérieurs, se sont éloignés d’une Communauté spirituelle dont ils ont voulu se prémunir de ses effets négatifs, de la mort, pour se retrouver au sein d’une autre communauté. Et, dans cette nouvelle communauté, loin d’y trouver la liberté et la vie qu’ils recherchent, ils y sont discriminés et frappés de malédictions, d’esclavage et de mort !  Telle est la désillusion spirituelle qui s’abat sur les Bassa Kama qui se sont livrés aux vents spirituels extérieurs au Monde Mu Kama !

K2 : Cette désillusion est donc un égarement !

K1 : La trajectoire infernale vécue par le Monde Mu Kama au contact du Monde Non-Mu kama, agit comme une sonnette d’alarme pour susciter en retour, le réveil du Monde Mu Kama. Et, donc, le rejet des référents attentatoires à la fois au Monde Mu Kama et à Tikama. Ne pas accéder à cette connaissance est de l’égarement !

K2 : Peut-on poser, que le schéma ainsi dégagé dans la lecture de l’individualisme sur le plan spirituel, est extensible aux autres pans sociétaux du Monde Mu Kama ?

K1 : Absolument. Prenons un autre exemple, la politique. Pour imposer un mode de fonctionnement conforme à ses visées de domination sur le Monde Mu Kama, l’Occident s’est attaché par le truchement de la spiritualité (encore elle) en l’occurrence la franc-maçonnerie, pour y enrôler des Bassa Kama qu’il se sert à mettre à la tête des peuples du Monde Mu Kama. 

Selon le paradigme intellectuel Non-Mu Kama, la politique est l’administration de la cité. Dès lors que, celle-ci est sous le joug de la spiritualité, il en résulte que la spiritualité est le socle de fondation de toute société. Celui qui contrôle les référents spirituels d’un peuple, contrôle de facto ce peuple. On peut comprendre à partir de là, l’importance de la spiritualité. Et, d’où la nécessité que celle-ci puisse relever de son propre sein.

Le Monde Mu Kama étant dans un état de recul tous azimuts que le caractère maléfique des référents spirituels venus de l’extérieur s’impose de lui-même.   

Ainsi, l’individualisme tel que vécu par le Monde Mu Kama n’est qu’une cisaille qui éloigne des sujets Mu Kama de leur socle communautaire pour les inféoder à un autre socle communautaire, permettant à ce dernier de prendre l’ascendant sur le Monde Mu Kama.

L’individualisme promu par le Monde Non-Mu Kama est une arme qui sème le chaos au sein du Monde Mu Kama. Ses fruits en sont la mort !
        

mardi 13 décembre 2016

LES NOIRS NE SONT PAS DE LA LIGNEE D’ADAM ET EVE, CONSEQUENCES


Par Tchibouela Makosso

2ème partie

Rappelons qu’en Psaume 78 verset 51, Psaume 105 versets 23 et 27 et Psaume 106 versets 21 et 22, la seule mention significative et digne d’intérêt qu’on y relève, est la reconnaissance  que Cham = Egypte.

Cham, rappelons-le est la forme hébraïque du nom authentique de l’Egypte : Ti Kama [T KM] (le pays des Noirs). L’Egypte d’aujourd’hui, peuplée majoritairement de Sémites (Arabes) est un pays qui fut fondé par les Noirs. La Civilisation antique Egyptienne fut une œuvre des Noirs. Cheikh ANTA DIOP en fit la démonstration dans ses œuvres dont l’ouvrage « Nations Nègres et Culture ». En 2010, le Professeur Français, Philippe CHARLIER, spécialiste de Paléo-pathologie l’a reconnu lors de l’émission « Autour d’une question » sur Radio France Internationale (RFI).

L’Egypte fut la porte par voie terrestre d’entrée en Afrique. Phare du Monde dans l’Antiquité (et du Monde actuel), la civilisation antique Egypto-nubienne (tel en est le concept approprié selon l’Eminent Historien Sénégalais, Cheikh ANTA DIOP) fut l’objet de convoitise de la part des peuples non-Noirs.

Les convoitises et la déstabilisation dont fait l’objet l’Afrique ne datent pas que de nos jours ! Dès la très haute antiquité, les peuples non-Noirs poussés par le dénuement, la famine et portés par le nomadisme furent attirés par l’abondance et les lumières de la civilisation sédentaire noire. Ainsi, le séjour en Egypte d’Abraham, de Jacob et de ses fils en sont l’illustration symbolique de cette réalité.

Au contact du Monde Noir par l’Egypte, ces peuples se révélèrent comme des fauteurs de troubles et des déstabilisateurs de l’ordre qui régissait le Monde Noir. Ironie du sort, la trajectoire actuelle des Etats Africains noirs en est encore la preuve manifeste !

En raison de leur approche existentielle, c’est-à-dire, leur paradigme intellectuel différent et opposé à celui du Monde Noir, les Noirs de l’Antiquité depuis l’Egypte antique virent ces peuples comme étant des peuples guidés par U’Sothi/Seth/Satan (Bible)/Cheitan (Coran). Pour nos Ancêtres, le dieu des peuples Non-Noirs est U’Sothi/Seth/Satan/Cheitan !

U’Sothi/Seth, l’Albinos, est le frère cadet d’Osiris/U’Kulu Kama (Ancêtre Noir). Pour les Anciens Noirs, l’analogie entre U’Sothi/Seth et les peuples Non-Noirs fut une évidence :

1/ U’Sothi/Seth, lui l’Albinos et les peuples Non-Noirs sont des leucodermes c’est-à-dire, ils sont dépourvus d’Eumélanine (variété de mélanine qui colore la peau des Noirs).

2/ Autant qu’U’Sothi/Seth qui par jalousie s’en prît à son frère aîné (Osiris), lequel incarnait la stabilité, l’abondance, la Vie pour le Monde Noir, les peuples Non-noirs s’en prenaient au Monde Noir par convoitise et jalousie.

Et, rappelons que suite au crime perpétré par l’Albinos U’Sothi (dont le nom signifie convoitise/envieux/…) contre son frère aîné Osiris, qu’en milieu noir naquit la tradition d’éliminer les albinos qui y voyaient le jour. Ce fut la preuve que ce crime marqua profondément le Monde Noir !

Ces rappels étant posés, on peut ensuite se poser la question de savoir, pourquoi Cham se fait-il transformer en fils cadet de Noé ?

Pour y répondre, il faut d’abord commencer par y découvrir l’objet final de l’arrimage de Cham à Noé.

La vision sémitocentrique de l’existence est assise sur un paradigme intellectuel consistant, à déporter le foyer originel de la spiritualité et celui de l’humanité hors de l’Afrique et du Monde Noir vers l’Orient et, en y faisant passer le Noir/Cham, lui l’aîné de l’humanité, comme étant le cadet de l’Humanité via des mythes fallacieux et consolidés d’usurpation du droit d’ainesse :

-         Cham, frère cadet de Sem et Japhet.

-         L’Eternel décrète que des deux enfants d’Isaac à naitre de sa femme Rebecca, l’aîné sera assujetti au cadet (Genèse 25 :23).

-         L’égoïste Jacob, le cadet exige de son frère aîné Esaü, accablé de fatigue et de faim, de lui vendre son droit d’ainesse contre un plat de lentilles (Genèse 25 :29 – 34) !

-         Le menteur Jacob (Genèse 27 : 19 – 20) se prend pour Esaü afin de s’approprier la bénédiction prévue à son frère aîné Esaü, par leur père Isaac (récit intégral en Genèse 27 : 1 – 46).

En procédant ainsi, le Monde Sémite allié au Monde Japhétique (Monde Occidental) au sein de la connivence sémito-japhétique qui s’établit par Noé en Genèse 9 : 27, pût donner libre cours à son élan de haine et de jalousie contre le Monde Noir et l’Afrique : Maudire la lignée noire, la lignée de Cham dans sa chair (en y faisant passer la couleur noire comme le fruit d’une malédiction divine), l’entraver physiquement (esclavage), le déposséder de ses richesses et de son espace et le priver de surcroît de rentrer dans la félicité divine (Sion/la Jérusalem céleste).

Autant dire, que selon le paradigme intellectuel sémitocentrique, que ce soit dans le Monde réel/objectif ou dans le Monde subtil/spirituel, AUCUNE ECHAPPATOIRE N’EST OFFERTE AU MONDE NOIR : POINT DE SALUT AU MONDE NOIR NULLE PART, QUE CE SOIT EN BAS SUR TERRE OU EN HAUT AU CIEL !

Cette vision existentielle qui se complait à couler des jours heureux au sein du Monde Noir, est HAUTEMENT TOXIQUE et D’UNE EXTRÊME GRAVITE! Tant que le Monde Noir et les Etats Noirs d’Afrique feront sienne cette vision existentielle, ils en subiront les conséquences qui leur en sont réservées ! Alors, ces conséquences seront vécues naïvement telles des prophéties réalisées !

Les livres dits saints et connexes de la vision sémitocentrique sont porteurs de l’espérance que le Monde Non-Noir sémito-japhétique formula à la suite de la chute de la civilisation Egypto-nubienne. Ces Livres contiennent ainsi, la justification morale d’une telle espérance. Et, l’espérance du monde Sémito-japhétique est opposée à celle du Monde Noir/Cham.

Or, une telle justification ne put se concevoir moralement et spirituellement qu’en imputant à Cham d’être l’auteur d’actes hautement répréhensibles. C’est ainsi que, Cham s’est retrouvé dans un scénario où il s’est vu affublé du rôle d’un auteur d’une double infamie : la sodomie et l’inceste contre son père fictif Noé. A cette fin, le personnage de Noé fut placé dans un contexte de faiblesse physique totale tutoyant la perte de conscience, l’ivresse. D’où, la vigne comme scène et l’ébriété de Noé comme conséquence !

vendredi 2 décembre 2016

LES NOIRS NE SONT PAS DE LA LIGNEE D’ADAM ET EVE, CONSEQUENCES


(La réhabilitation de Cham et de sa postérité noire)

Par Tchibouela Makosso

1ère partie


Dans la Bible, il est écrit en Genèse chapitre 5, verset 32 : « Noé, âgé de cinq cents ans, engendra Sem, Cham et Japhet. »

Pris, tel qu’il est, ce verset suscite les questionnements suivants : Sem, Cham et Japhet sont-ils des triplets nés d’une seule femme ? Noé eut il plusieurs femmes pour que de celles-ci, naissent trois enfants ? Sem, Cham et Japhet sont-ils des frères ? Autrement dit, Noé est-il leur Père à tous les trois ? Enfin, l’ordre d’énonciation des noms correspond-il à l’ordre de naissance ?

En lisant le verset Gen 5 : 32, on ne peut donc s’empêcher d’admettre que c’est à l’âge précis de cinq-cents, que Noé engendra ses trois fils. Mais, alors, si tel fut le cas, on ne peut non plus s’empêcher de se demander si, Noé eut qu’une seule femme ou plusieurs pour lui donner à l’âge de cinq-cents ans, trois fils ?

Pour y répondre, il faut recourir à plusieurs sources dont, le Livre des Mormons et la Bible sous ses nombreuses vieilles versions, parmi lesquelles, la version de Louis SEGOND de 1919. En effet, les versions relativement récentes de la Bible se sont employées à reformuler et à édulcorer les traductions anciennes. L’objectif de ces manipulations étant soit, d’atténuer certaines évocations ou, de cultiver une forme d’universalisme.

En Genèse chapitre 6 verset 18, Genèse chapitre 7 versets 7 à 13 et Genèse chapitre 8 verset 16, que ce soit au moment où Noé embarque dans son Arche ou en débarque, on y constate qu’il y est accompagné de sa femme, ses fils et leurs femmes. Il en résulte, que Noé EUT qu’UNE SEULE et UNIQUE EPOUSE.                                                                                              
Puisque Noé eut qu’une femme, est-il envisageable que ses fils, Sem, Cham et Japhet soient des triplets?

Genèse chapitre 10 au verset 21, indique que Japhet est l’aîné de Sem. Mieux, là où la Bible se montre muette, Moïse chapitre 8 verset 12 du Livre des Mormons y apporte des précisions : « Et, Noé était âgé de quatre cents cinquante ans lorsqu’il engendra Japhet ; quarante-deux ans plus tard, il engendra Sem de celle qui était la mère de Japhet, et lorsqu’il eut cinq-cents ans, il engendra Cham. »

Ce verset explicite des Mormons, montre d’une part, que Japhet, Sem et Cham ne sont pas des triplets. Et, que d’autre part, Japhet et Sem sont issus de la même mère laquelle est l’unique et seule épouse de Noé.

Ces Livres n’ayant fait mention d’aucune autre femme que celle d’où sont nés Japhet et Sem, Cham n’est pas le fils de Noé ! Donc, Japhet, Sem et Cham ne sont point tous des frères. Relevons cependant, que c’est Japhet qui apparait comme étant l’aîné, suivi de Sem et de Cham le plus jeune des trois !

Et, la Bible nous dit que c’est de Japhet, Sem et Cham qu’en sortirent les lignées qui peuplèrent la Terre.

De ces trois personnages, le seul dont le nom renvoie à sa couleur de peau est Cham. Cham en hébreu veut dire « Brûlé ». Ce nom est la forme hébraïsée du nom Kama par lequel le Anciens Egyptiens se désignaient eux-mêmes et désignaient leur pays : Ti KAMA (le pays des Noirs). Le Noir tel le charbon (I KAMA, LI KALA,… attestés dans les langues africaines). Ainsi, la lignée noire est la lignée de Kama. D’où, Cham.

En faisant de la lignée noire, la plus jeune des trois en contradiction avec la science et le legs Ancestral africain, la Bible démontre son érection sur des fondations mensongères !

 Etant donné que Cham n’est pas un descendant de Noé, peut-il être pour autant de la lignée adamique ?

Si, l’on prend pour origine (N = 0) des âges des lignées humaines, la date de naissance d’Adam, il découle de la chronologie biblique, que :

Adam : N (naissance) = 0 et M (mort) = 930.

. . .

Noé : N = 1066 et M = 2016.

Japhet : N = 1516 et M = ?.

Sem : N = 1558 et M = 2158

Cham : N = 1566 et M = ?.

Notons, que la Bible ne donne aucune indication sur la durée de l’existence de Japhet et Cham puisqu’elle finit par s’attarder que sur la lignée de Sem, cultivant ainsi une vision sémitocentrique de la spiritualité en particulier et, de l’existence en général.

En Genèse chapitre 11, on peut y relever que :

Térach (fils de Nachor) : N = 1878 et M = 2128.

A l’âge de 70 ans, Térach engendra : Abram, Nachor et Haran. Comme dans le cas de la postérité de Noé, la Bible ne donne aucun détail sur la date de naissance de chacun des trois fils de Térach. Elle y laisse encore planer l’hypothèse d’un triplet !

Cependant, lorsque la lignée de Sem par Abraham (N = 1878 + 70 = 1948)  rencontre celle de Cham (Egypte), il s’écoula : 1948 +75 (âge où Abram arrive en Egypte) – 1566 (naissance biblique de Cham) = 457 ans ! Autrement dit, la lignée de Cham fut vieille que de 457 ans !

Or, l’Egypte des Pharaons que découvrit Abram fut déjà une civilisation dont le haut développement ne pouvait être le fruit de quelques siècles d’existence !  Il est impossible, qu’une civilisation aussi avancée se soit développée en l’espace de 457 ans, si on se place dans l’hypothèse extrême où la civilisation Egyptienne fut alors vieille de 457 ans ! Autrement dit, IL EST SIMPLEMENT IMPOSSIBLE QUE CHAM SOIT DE LA LIGNEE D’ADAM ET EVE DE LA BIBLE ! CHAM et sa lignée sont PRESENTS SUR TERRE AVANT ADAM ET EVE !

En conséquence :

1/ CHAM et sa postérité (la lignée Noire) NE SONT PAS DE LA LIGNEE D’ADAM ET EVE de la Bible.

 2/ CHAM n’étant pas de la lignée d’Adam et Eve, lui CHAM et sa postérité ne sont pas concernés par le péché originel que commirent Adam et Eve.

3/ CHAM n’étant pas fils de Noé et ne pouvant d’aucune façon l’être, il n’a jamais commis de péché à l’encontre de Noé. En conséquence :

a-    Il ne peut pas être victime d’une quelconque malédiction de la part de l’inexistant et ivrogne Noé !

b-    La couleur noire de sa peau semblable au charbon (KAMA, I KAMA, LI KALA), nom authentique de l’Egypte TI KAMA (Pays/Terre des Noirs), d’où d’ailleurs son nom hébraïsé CHAM découle, n’est point le fruit d’une malédiction divine.

c-     Les livres des religions issues de la lignée adamique, sont ATTENTATOIRES A L’INTEGRITE PHYSIQUE, PSYCHIQUE et PSYCHOLOGIQUE DES NOIRS et à L’AFRIQUE. Ce sont des vecteurs de haine qui tombent sous le coup des lois en cours contre le racisme,…Ces religions et leurs courants associés ne sont que le résultat de la haine contre le Monde Noir et l’Afrique.

4/ CHAM et sa postérité n’étant pas de la lignée d’Adam et Eve, ne sont pas non plus concernés par l’œuvre de réparation du péché originel dit du salut que promeut la Bible par Jésus-Christ.

5/ CHAM et sa postérité ne sont pas concernés par les religions et courants spirituels qui découlent de la lignée Adamique. Autrement dit : LES NOIRS NE DOIVENT PAS ADHERER AU CHRISTIANISME, ISLAMISME, JUDAÏSME, … FRANC-MACONNERIE,…

mercredi 4 mai 2016

Voici, pourquoi l’indépendance du Congo n’est pas valable !


 
Par Tchibouela Makosso

1ère partie
 
Commençons d’abord par rappeler que RIEN absolument RIEN sur la trajectoire du Congo depuis le Moyen-Congo, ne peut s’expliquer ni se comprendre, sans la règle de Référence qu’est La Constitution Française ayant régit et régissant les relations de la France avec le territoire actuellement appelé, Congo et au-delà avec les autres territoires de l’ex AEF (Afrique Equatoriale Française).
Ce n’est qu’à partir de cette Référence vue à travers ses différentes évolutions, qu’il faut lire et analyser le destin du Congo. C’est un exercice, un mal nécessaire auquel il faut se soumettre afin de répondre efficacement au parcours anachronique et tragique du Congo.
Comme, le dit si bien la sagesse populaire, quand on ne sait plus où l’on se trouve, il faut s’atteler à revenir sur ses pas ! Autrement, l’égarement persiste.
 
QUE SE PASSA-T-IL DONC ?
Le 28 Septembre 1958 les Congolais se prononcèrent à 99,4% en faveur de la nouvelle Constitution que proposa de GAULLE au Peuple français et à ceux des Territoires d’Outre-mer. En l’ayant adoptée, le Moyen-Congo devint Membre de la Communauté instituée de fait par l’approbation de cette Constitution. Rappelons aussi, de tous les Territoires Sub-sahariens sous emprise française, seul la Guinée-Conakry rejeta la Constitution et donc refusa de faire partie de la Communauté franco-africaine.
A travers cette nouvelle Constitution, les Peuples d’Outre-mer dont les Congolais eurent à leur disposition, l’article 76 qui leur donnait la possibilité de conférer un autre statut à leur Territoire autre que celui de Territoire d’Outre-mer. Ainsi, selon ledit article, leur Territoire pouvait garder son statut initial de Territoire d’Outre-mer de la République (TOM) ou adopter celui de département d’Outre-mer (DOM) de la République, voire, celui d’Etat membre de la Communauté.
A l’article 86, en devenant Etat s’ils en avaient préalablement fait le choix par leur Assemblée Territoriale, ils pourraient s’ils le désirent via délibération de la même Assemblée, obtenir leur indépendance. Et, toujours selon le même article, la demande de l’indépendance peut aussi émaner de la République c’est-à-dire, la France. Dans les deux cas, un Référendum local d’accession à l’indépendance doit y être organisé.
Dans les deux cas encore, et toujours selon le même article, des Accords préalablement approuvés par le Parlement Français et l’Assemblée Territoriale de l’Etat aspirant à son indépendance sont NECESSAIRES.
L’article 86 en son alinéa 2, prévoyait que dès que le nouvel Etat obtenait son indépendance, il cessait de facto d’appartenir à la Communauté. Telle FUT LA SEULE ET UNIQUE ALTERNATIVE à laquelle furent confrontés les Africains : RESTER OU PARTIR.
Au vu de la trajectoire qu’eurent le Congo et les autres Territoires de l’ex AEF, ceux-ci optèrent de rester dans la Communauté avec la France, non sans lui avoir fait comprendre qu’ils souhaitaient davantage de souplesse dans le choix d’accéder à l’indépendance. A ces souhaits que la France ne vit pas d’un mauvais œil, s’ajoutèrent les siens. Cette convergence conduisit à la première révision Constitutionnelle, le 04 Juin 1960.
Cette révision, ajouta les alinéas 3, 4 et 5 aux deux premiers de l’article 86.
L’alinéa 3 de l’article 86, fut celui par lequel la France avec l’aval des Responsables politiques Africains de l’AEF et l’AOF, opta pour octroyer l’indépendance à ses Territoires d’Outre-mer.
Et, il nous revient à ce stade de bien comprendre les alinéas de l’article engagés dans l’accession à l’indépendance des Territoires Africains colonisés par la France.
Que nous disent-ils? Il y est écrit :             
Alinéa 3/Article 86 : « Un État membre de la Communauté peut également, par voie d'accords, devenir indépendant sans cesser de ce fait d'appartenir à la Communauté. »  
                                                                                                                                                                                                                              Alinéa 4/Article 86 : « Un État indépendant non membre de la Communauté peut, par voie d'accords, adhérer à la Communauté sans cesser d'être indépendant. » 
                                                                                                                            Alinéa 5/Article 86 : « La situation de ces États au sein de la Communauté est déterminée par des accords conclus à cet effet, notamment les accords visés aux alinéas précédents ainsi que, le cas échéant, les accords prévus au deuxième alinéa de l'article 85. »
En rappel, voici, les deux premiers alinéas de l’article 86 :
La transformation du statut d'un État membre de la Communauté peut être demandée soit par la République, soit par une résolution de l'assemblée législative de l'État intéressé confirmée par un référendum local dont l'organisation et le contrôle sont assurés par les institutions de la Communauté. Les modalités de cette transformation sont déterminées par un accord approuvé par le Parlement de la République et l'assemblée législative intéressée.
Dans les mêmes conditions, un État membre de la Communauté peut devenir indépendant. Il cesse de ce fait d'appartenir à la Communauté
.
 Il ressort de l’alinéa 3, que l’indépendance et la continuation de l’adhésion à la Communauté sont indissociables. De plus, la réalisation de ces deux volets d’une même pièce, requiert la signature d’ACCORDS. Pas d’un, mais de plusieurs Accords. L’alinéa 5 précise que ces Accords doivent être approuvés PAR LE PARLEMENT FRANÇAIS ET L’ASSEMBLEE LEGISLATIVE de l’Etat intéressé.
Saisissons-bien la portée de ce protocole. L’alinéa 3 et les alinéas connexes de l’article 86 sont explicites : Obtenir l’indépendance tout en restant dans la Communauté, exige des Accords préalablement approuvés tant par le Parlement Français que par l’Assemblée Législative de l’Etat membre concerné.
C’est donc, à l’aune de cette exigence qu’il faut soumettre l’indépendance des Territoires Africains ex colonies de la France dont le Congo.

mardi 26 avril 2016

Au sujet de l’indépendance des Anciennes Colonies françaises d’Afrique


 
Par Tchibouela Makosso

1ère partie

 

La question peut paraitre saugrenue presque à contre-courant de la chose établie, et pourtant, elle mérite d’être posée : Les Anciennes colonies françaises d’Afrique sont-elles réellement indépendantes ?

En première intention, d’aucuns diront oui. Car, à leur crédit diront-ils, ces Territoires sont reconnus avec leurs prérogatives d’Etat : Emblème, Hymne national, frontières délimitées, Constitution, des Autorités, des institutions.

Cependant, il est à remarquer que ces Territoires firent leur entrée dans le concert des Nations d’une façon singulière qui redonne une autre tournure à la réponse à la question posée.

En effet, le 28 septembre 1958 alors encore sous statut colonial, les Peuples des Colonies furent conviés à se déterminer sur la nouvelle Constitution fraichement moulue par le Général de Gaulle. Cette nouvelle Constitution offrait aux Peuples Colonisés de poursuivre leur coexistence avec la Métropole au sein d’une nouvelle structure organisationnelle appelée la Communauté.

Par la nouvelle Constitution, possibilité fut prévue à ces peuples de s’organiser en tant qu’Etats Membres de la Communauté. C’est l’article 86 qui en définit les modalités. On y relève par exemple, que l’accession à l’indépendance d’un Etat Membre, requiert en définitive, l’organisation d’un référendum local sous le contrôle des institutions de la Communauté.

Pour bien saisir l’état réel des Etats ex-colonies françaises au regard de l’indépendance et donc d’asseoir la réponse à la question, objet de cet article, prenons l’exemple du Congo-Brazzaville.

Après adoption de la nouvelle Constitution le 28 septembre 1958 à 99,4%, les Congolais par leurs Leaders politiques associés aux autres de l’AEF (Afrique Equatoriale Française), optèrent le 24 novembre 1958 entre autres résolutions pour chacun de leur Territoire, le statut d’Etat Membre de la Communauté. Cette résolution fut prise conformément à l’article 76 lequel en rapport avec le 1er alinéa de l’article 91, ne leur donnait que 6 mois au plus après promulgation de la Constitution (le 04 Octobre 1958), à chaque Territoire de se prononcer sur son statut au sein de la Communauté.

C’est ainsi que dans l’après-midi du 28 novembre 1958, l’Assemblée territoriale réunit à Pointe-Noire (Capitale du Moyen-Congo), proclama la naissance de l’Etat du Congo en qualité de Membre de la Communauté sous la forme d’une République. A ce stade, le Congo est une République, Membre de la Communauté.

En sommes-nous pour autant en face d’un Etat indépendant ? Pour y répondre, il faut recourir à l’article 86 de la Constitution qui en donne les modalités. Selon l’article 86, à défaut d’émané de la République (France), si le choix de l’indépendance est exprimé par l’Assemblée Législative de l’Etat Membre intéressé, ce choix doit être confirmé par un Référendum local. Autrement dit, le Peuple du dit Etat au sein de la Communauté doit y être consulté. De plus, selon toujours l’article 86 de la Constitution en l’année 1958, un Etat Membre qui accédait à l’indépendance cessait aussitôt son appartenance à la Communauté. Cependant, que le choix de l’indépendance vienne de la France elle-même ou de l’Etat Membre, ses modalités doivent RESULTEES D’UN ACCORD APPROUVE par le Parlement de la France et l’Assemblée Législative de l’Etat Membre.

Au lendemain du 28 novembre 1958, l’Assemblée Législative du Congo n’engagea aucune démarche de demande d’indépendance selon le protocole de l’article 86. Le Congo n’était donc toujours pas indépendant : La transformation de la Colonie en Etat Membre sous forme républicaine ne signifiait aucunement accession à l’indépendance ! Le Congo autant que les autres Etats Membres ex Colonies avaient tout au plus, acquis une certaine autonomie au sein de la Communauté.

dimanche 24 avril 2016

De l’inconstitutionnalité de la révision du 04 Août 1995 à celle de la Constitution 1958 actuelle !


 
Par Tchibouela Makosso

 

La France sous la Présidence de Jacques CHIRAC pondue la loi constitutionnelle 95-880 du 04 Août 1995, abrogeant unilatéralement le Titre XII de la Constitution relatif à la Communauté, sans pour autant répétons-le avoir mis fin à l’existence de la Communauté.

Pour réaliser cette forfaiture puisque c’en est une, le Président Français se réfugia derrière l’article 89 qui lui octroie le droit de réviser la Constitution de 1958 en s’appuyant sur le Congrès.

Or, dans la même Constitution et en son article 85, une dérogation à l’article 89 est prévue pour toute révision portant sur le fonctionnement des institutions de la Communauté. L’article 85 spécifie clairement que toute révision y relative requiert des lois votées dans les mêmes termes par le Parlement de la République et le Sénat de la Communauté.

L’article 83 de la Constitution de 1958 énonce la composition du Sénat de la Communauté, ses missions et son fonctionnement. En celui-ci, il en découle que toute atteinte à la chose en soi dite la Communauté ne peut que nécessiter la participation des Etats Membres de la Communauté.

En s’affranchissant de l’article 85, le Président Français Jacques CHIRAC, son Gouvernement et le Congrès (Assemblée et Sénat) de l’époque se sont mis dans l’illégalité totale en produisant une VERSION DE LA CONSTITUTION FRANCAISE COMPLETEMENT ILLEGALE !

Autrement dit, TOUTES LES VERSIONS DE LA CONSTITUTION FRANCAISE ACTUALISEES DEPUIS 1995 SONT ANTICONSTITUTIONNELLES ET PAR CONSEQUENT ILLEGALES !

Cette inconstitutionnalité des versions de la Constitution de 1958 produites depuis la loi Constitutionnelle du 04 Août 1995 ANNULE toutes les modifications relatives à la Communauté. Et, confirme à rebours, la continuité de son EXISTENCE !

Comme qui dirait encore, l’âme des Africains francophones et celle de leurs Territoires imprègnent la France jusque dans ses fondements les plus intimes : La Constitution française de 1958 en est le miroir !

Jacques CHIRAC et son Gouvernement se sont pris les pieds dans le Tapis et la France navigue depuis lors dans l’illégalité totale ! Quelle histoire !

samedi 23 avril 2016

Paroles libres des Bassa Kama


 
Par Tchibouela Makosso

 

K2 : Pourquoi faut-il absolument faire ce référendum au sujet de la Constitution de 1958, si l’on veut ouvrir de nouvelles perspectives pour les peuples Africains ?

K1 : Ce Référendum est la condition préalable et indispensable qui permet d’ouvrir de nouvelles portes. Car, tant qu’il n’aura pas été fait, les Africains qui approuvèrent la Constitution française de 1958 sont considérés régis par les dispositions de la Communauté. Et, donc, ils relèvent de l’autorité française. De ce fait, la France est autorisée à faire prévaloir ses droits sous le couvert de la Communauté devant les instances internationales telles que l’ONU.

K2 : Comme qui dirait, il y a une organisation, La Communauté qui EXISTE que la France au nom de ses intérêts peut exhiber partout sans même que les Africains ne le sachent ?!

K1 : Absolument, oui !...Les Africains ignorent qu’il y a un Etat, la France, qui les utilise comme bon lui semble sans qu’ils le sachent ! 

K2 : Mais cela ne peut qu’avoir des lourdes conséquences pour la vie des Africains !

K1 : Absolument. Les compétences assignées à la Communauté transfèrent le contrôle de l’existence des Etats africains et donc des Africains à la France. Au nom de celles-ci, la France vint à conclure disons plutôt, imposer aux Africains des Accords de toutes sortes relevant des champs de Compétence de la Communauté. Ainsi,  au nom de la politique de la Défense, des Accords militaires ont permis à la France de disposer de bases militaires en Afrique (Côte d’Ivoire, Gabon, Sénégal, Tchad, Centrafrique). Vois-tu, d’où vient la justification de la présence militaire française en Afrique ?

Toujours via la Communauté, les pays de la zone CFA appartiennent au pré-carré français, d’où l’expression ainsi consacrée. Tous ces Accords entravent la liberté d’action et l’épanouissement des Africains francophones. Ils creusent et entretiennent en outre des clivages entre Africains qui empêchent l’intégration régionale voire continentale des Etats Africains. Il s’ensuit, qu’au lieu de se regarder en tant qu’Africains, les Africains font d’abord primer leur appartenance aux aires d’enfermement où les Occidentaux les ont parqués : Francophones, Anglophones, Lusophones, Hispanophones,…

Les Etats Occidentaux ont consolidé sous de nouveaux habillages, la balkanisation et la colonisation de l’Afrique : Le Royaume uni avec son Commonwealth et la France de son côté, a sa Communauté. Bref, l’Afrique est dépecée et répartie entre les Etats Occidentaux. Ces Etats Occidentaux respectent mutuellement leur aire d’influence en Afrique, à chacun sa zone, pas question de marcher sur les plates-bandes de l’autre ! TELLE EST LA REALITE AFRICAINE en cette deuxième décennie des années 2000 !

K2 : On comprend à présent pourquoi la démocratie et l’aspiration légitime des Africains à l’épanouissement se trouvent sans cesse compromis !

K1 : Oui. Car, pour la France par exemple, il est mieux d’avoir à la tête des Etats Africains de la Communauté, des Sujets Africains toujours disposés à préserver l’existence de la Communauté. C’est ainsi, qu’un personnage aussi sinistre que SASSOU NGUESSO Denis qui est au-delà de tous les superlatifs des torts causés aux Congolais, désavoué, vomi et honni par le peuple Congolais trouve grâce aux yeux de la France et de l’Occident !

La France et les autres Occidentaux (solidarité occidentale oblige) n’ont pas hésité de cautionner l’innommable, l’inconcevable, faisant s’écrouler tous les repères de par la présence de leurs Représentants à l’investiture frauduleuse et scandaleuse de SASSOU NGUESSO Denis suite à la mascarade d’élections du 20 mars 2016 ! Tout cela au nom de leurs intérêts.

Alors, qu’est-ce qui peut encore moralement, rationnellement et sentimentalement obliger les Congolais, notamment du Sud ou les Africains en général membres de la Communauté, à poursuivre leur adhésion au sein de celle-ci ? RIEN ET ABSOLUMENT RIEN !

Le bilan de l’existence de cette Communauté pour les Africains est une CATASTROPHE ! Et, comme pour tout individu, un peuple a aussi le droit de se poser pour faire l’inventaire de sa vie. Le résultat de cet inventaire est sans appel : IL FAUT ROMPRE AVEC LA COMMUNAUTE.

Il faut rompre avec cette structure qui n’a pas fini de mettre au rang de biens et meubles la vie des Africains : la vie des Africains et leur avis ne comptent pas !

Il faut rompre avec cette structure pour parachever la libération des Africains des chaînes encore présentes de l’Esclavage !

Il faut rompre avec cette structure afin d’enlever toute possibilité d’ingérence et d’emprise de la France sur le destin librement choisi par les Africains !

ENFIN, Il faut rompre avec cette structure, PREALABLE INDISPENSABLE ET INCONTOURNABLE afin que LES AFRICAINS SE RETROUVENT ET RETROUVENT L’ESPACE, LE CADRE DE DONNER le MEILLEUR d’EUX-MÊMES et de sortir de la logique de l’assistanat et du misérabilisme internationalement entretenus contre eux avec la complicité de certains Africains prêts à sacrifier la majorité!  

K2 : Pour revenir au cas du Congo, l’Union européenne voir même la France, bref l’Occident a émis des réserves au sujet du déroulement des élections du 20 mars 2016 au Congo, que faut-il en penser ?

K1 : Au risque de te décevoir, TOUT CELA N’EST QU’UN ENFUMAGE DES ESPRITS ! Et, il est important de le souligner. Car, certains esprits africains y ont vus une forme de préoccupation, d’empathie occidentale à la situation dramatique au Congo. Ce qui est complètement faux et relève une fois de plus de la manipulation de l’opinion Africaine ou plutôt congolaise par l’Occident.

En fait, il ne faut pas se leurrer, le Chef suprême du Congo et de tous les Etats Africains membres de la Communauté est le Président français et donc la France. C’est pour cela que SASSOU NGUESSO Denis fit des pieds et des mains, bradant encore plus les richesses du pays, promit encore et encore monts et merveilles à la France et aux européens pour obtenir le fameux sésame ou feu vert de la France pour entreprendre son coup d’Etat Constitutionnel.

C’est donc une tromperie des Occidentaux de faire mine de ne pas soutenir le pouvoir de SASSOU NGUESSO Denis, en ayant envoyé à sa cérémonie d’investiture, que des Représentants de faible rang.

A cela, les Africains doivent dorénavant éviter de se laisser abuser…

K2 : Et pour comprendre tout ce jeu, il faut s’intéresser à la manière dont se sont construites les relations entre le Monde Occidental et le Monde Africain, n’est-ce pas ?

K1 : Cela va de soi. Sinon, on se perd dans des diagnostics qui ne sauront pas appeler les solutions appropriées.

K2 : Alors, que reste-t-il à faire ?...

K1 : …eh, bien…aux Africains et dans le cas d’espèce, les Sud Congolais de se jeter dans l’ouverture du processus légitime de retrait de la Communauté. Et, donc, d’organiser le Référendum de retrait du Sud Congo de la Communauté !